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RDC : l’ex président du RCD/Goma Ernest Wamba dia Wamba est mort
Des sources familiales, nous apprenons le décès du professeur Ernest Wamba dia Wamba dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 juillet aux Cliniques universitaires de Kinshasa où il a été interné depuis quelques jours.
Homme politique, il s’est révélé au grand public congolais et international au début de la rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie ( RCD) où il a été présenté comme président de ce mouvement opposé au leadership de Laurent Désiré Kabila en 1998.
En 1999, ce mouvement se scinde en une aile RCD-Goma, appuyée par le Rwanda, et une aile RCD-Kisangani, appuyée par l’Ouganda et dont Wamba dia Wamba devient le président à l’ombre du pro-consul ougandais, le général James Kazini, chef d’état-major de l’armée de Museveni.
En août 1999, cette faction perd la « guerre de Kisangani » puisque l’armée ougandaise perdra cette bataille pour les ressources de la région contre l’armée rwandaise.
Wamba dia Wamba changera alors le nom de sa faction en RCD-Bunia, principale ville de l’Ituri livrée à l’exploitation par l’armée ougandaise puis en RCD-ML (mouvement de libération). En avril 2000, il est renversé par son « Premier ministre », Mbusa Nyamwisi, et son « ministre des Finances », John Tibasima.
Né au Kongo-central (ex-Bas-Congo) en 1942, d’ethnie Manianga (surtout présente au Congo-Brazzaville), Pr Ernest Wamba dia Wamba s’était réfugié en Tanzanie avant des études aux Etats-Unis, grâce à une bourse.
Professeur d’histoire, il a surtout écrit sur les luttes africaines en vue d’établir une démocratie africaine et aurait collaboré avec l’éminent président tanzanien Julius Nyerere dans ses projets en vue de la réconciliation au Burundi.
Au Congo, Wamba dia Wamba a participé à la Conférence nationale souveraine (1991-92) dans les rangs de l’opposition. Son nom a réapparu pour la dernière fois dans les rangs de Bundu dia Mayala, parti politique créé par Ne Muanda Nsemi.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
