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RDC : l’ex ministre Ferdinand Kambere aux arrêts pour coups et blessures sur un cadre du PPRD
Secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie ( PPRD) et ministre honoraire du Travail, Ferdinand Kambere a été arrêté, ce lundi 20 décembre, sur décision du Procureur Général près la Cour d’appel de Kinshasa Gombe. Il est détenu au cachot du parquet général de la Gombe.
A en croire des sources judiciaires, cette personnalité politique est arrêtée pour coups et blessures contre Ardent Kabambi, un jeune cadre de son parti politique.

» J’ai fait deux jours à l’hôpital et j’en suis sorti ce matin même. Je n’ai reçu aucun appel ni de la part de Monsieur Ferdinand Kambere ni de la part d’une autorité de notre parti. Personne ne m’as contacté même pour présenter des excuses au regard des actes de sauvagerie posés par Mr Kambere. Je me suis senti victime de cette agression et j’ai décidé de saisir la justice », a déclaré, ce même lundi, Ardent Kabambi à CONGOPROFOND.NET.
Il y a quelques jours, des images montrant le visage de Ardent Kabambi Bukasa couvert de sang ont fait le tour des réseaux sociaux. Ce dernier a témoigné avoir reçu un coup d’une bouteille de bière de la part de Ferdinand Kambere dans un restaurant de Kinshasa. » Invité dans un restaurant sur l’avenue colonel Lukusa par un professeur pour récupérer mon invitation pour la cérémonie de vernissage d’un ouvrage, Mr Kambere nous a rejoint et nous avons échangé premièrement sur le livre et ensuite, l’avenir de notre parti, le Pprd. Sieur Kambere ne supporta pas la contradiction, il s’est levé automatiquement, venu me pointer de doigt et pris un bouteille me cassa la tête… », a rapporté Ardent Kabambi.

Rappelons que depuis la fin de la coalition FCC-CACH, le PPRD de Joseph Kabila traverse une zone de turbulences. Un groupe de jeunes dont la victime Ardent Kabambi exige la démission de l’exécutif du parti dirigé par le tandem Ramazani Shadary/ Ferdinand Kambere.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
