Actualité
RDC : « Levons-nous pour la Nation » de JP Mirindi soutient la rupture du mariage FCC-CACH
Après l’annonce par le chef de l’État de la fin de la coalition FCC-CACH et l’annonce de l’Union Sacrée dans les jours à venir, le parti politique « Levons-nous pour la Nation », cher à Jean-Pierre Mirindi Namusihe, a dans une déclaration lu par son président le vendredi 11 décembre dernier soutenu la fin du mariage FCC-CACH. Par ailleurs, il a déclaré sa volonté d’accompagner les réformes politiques envisagées par le chef de l’État.
« Vous méritez notre soutien, le soutien de tous les Congolais, pour avoir clairement annoncé la rupture de la pseudo-coalition FCC-CACH qui n’en était réellement pas une, au regard de la constitution de la République et du peuple congolais », a-t-il souligné.
Notons que le LPN s’est toujours opposé à cette coalition FCC-CACH depuis son existence. Jean-Pierre Mirindi pense que cette rupture est la délivrance du peuple congolais et espère en l’avènement des institutions républicaines.
« Monsieur le chef de l’État, prenez davantage courage et allez de l’avant dans la concrétisation des réformes tant attendues, telles qu’elles ont été exprimées par l’ensemble des acteurs sociopolitiques et révélées par vous-même au terme des consultations que vous avez menées des mains de maître. Le peuple congolais attend la mise en place des institutions républicaines autour de l’Union sacrée de la Nation, voulue par tous. Le LPN qui avait toujours qualifié l’union FCC-CACH de collusion et de mariage contre nature a accueilli cette rupture comme un fait d’annonce que l’espoir d’un avenir meilleur en République démocratique du Congo est encore permis », espère-t-il.
Notons que le président de la République avait annoncé la nomination dans les prochains jours d’un informateur pour requalifier une nouvelle majorité
au sein de l’Assemblée nationale, jusqu’ici tenue par le camp de son prédécesseur, Joseph Kabila.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
