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RDC/Levée des sanctions contre Mende et Kibelisa : le FCC la juge insuffisante !

Le Front Commun pour le Congo (FCC) a traité, lundi 09 décembre 2019, d’insuffisante la levée des sanctions de l’Union Européenne contre deux éminentes figures du régime Kabila sur les quatorze sanctionnées, à savoir l’ancien ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, ainsi que l’ancien directeur du département intérieur de l’agence national de renseignement (ANR), Roger Kibelisa.

« Le FCC attend plus d’engagements, au-delà de ces faibles premiers pas qui, sans nul doute, vont dans la bonne direction », telles sont les lignes pertinentes qui entourent la réaction du FCC face aux sanctions levées de l’UE.

Pour la plate-forme chère au président honoraire Joseph Kabila, la page des sanctions devrait être tournée au regard de nombreuses avancées démocratiques qui ont abouti à une première alternance pacifique au sommet d’un État indépendant qu’est la RDC. L’union européenne devrait abandonner ses sanctions contre les proches du président Kabila pour laisser la place à un éventuel dialogue en vue d’établir un nouveau partenariat gagnant-gagnant entre les deux parties (l’UE et RDC).

Par ailleurs, cette même discussion sur son compte officiel Twitter approuve l’état renfrogné de cette plateforme qui dénonce des sanctions arbitraires orchestrées contre les siens.

«Le FCC a toujours soutenu que les sanctions prises à l’encontre de ses cadres étaient arbitraires et basées essentiellement sur des motivations politiques et donc contraires au droit international. Pour preuve, il n’y a pas pire, comme auteurs d’entraves au processus électoral. « Ceux qui ont incité publiquement à la violence et appelé à détruire le matériel électoral (Machine à Voter), courent les rues et sont régulièrement reçus par les dirigeants de l’UE. », propos de Nehemie Mwilanya, coordonnateur du Front Commun pour le Congo.

Pour rappel, l’Union Européenne avait annoncé, le lundi 09 décembre, la levée des sanctions contre deux des quatorze proches de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, maintenant ainsi que ses sanctions contre douze autres restants.

L’UE reproche aux proches de Kabila de violation des droits de l’homme, sauf les deux qu’elle vient d’épargner.

 

 

Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET