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RDC: les victimes des répressions du régime Kabila disent non à la nomination de Roger Kibelisa à l’ ANR

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Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi et lue devant la presse, mardi 9 avril 2019, au Centre pour handicapé physique dans la commune de la Gombe par Chris Shematsi du mouvement citoyen ” Compte à rebours”, les victimes de la répression politique du Régime Kabila sollicite de rapporter l’ordonnance présidentielle nommant à la fonction d’assistant principal du conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, Roger Kibelisa.

Pour ces victimes dont la plupart viennent des mouvements citoyens, Roger Kibelisa est l’auteur intellectuel et opérationnel des plusieurs violations des droits de l’homme durant les trois dernières années de règne de Joseph Kabila pendant qu’il était chef du département de la sécurité intérieure à l’agence nationale de renseignement (ANR).

Non seulement Kibelisa, les victimes citent également l’ancien administrateur général de l’ANR, Kalev Mutondo, et son adjoint qui, aujourd’hui, a été élevé au rang d’AG à la place de son titulaire par Félix Tshisekedi.
En effet, “la nomination de Inzun Kakiat n’est pas une garantie”, selon les mouvements citoyens de changement dans ce secteur.

Ces mouvements citoyens ont, dans leur lettre, décrit les conditions inhumaines d’incarcération vécues au cachot de l’ANR et au cachot 3Z. Ils ont évoqué le décès de Jean-Louis Ernest Kyaviro, ancien fédéral du parti politique de l’opposition RCD/KML et ancien député national dont l’épouse était présente dans la salle comme un témoignage vivant.

Ils rappellent pourtant au chef de l’État son discours tenu aux États-Unis où il évoquait l’établissement d’un État de droit et le déboulonnage du système dictatorial. La question est à se poser comment il déboulonnera et installera un État de droit avec comme proches collaborateurs les intelligences et les géniteurs de ce même système oppresseur et prédateur des droits fondamentaux.

Les pétitionnaires ont tout de même affirmé qu’ils se contentent de saisir les instances judiciaires compétentes et d’user de toutes les voies constitutionnelles, bien conventionnelles et légales afin de faire entendre leur cause.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET