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RDC: Les OSC du PRISME chez l’UDPS Jacquemin Shabani pour prêcher l’intégrité, la transparence, l’inclusivité et la crédibilité des élections en 2023
Les Organisations de la Société Civile (OSC) bénéficiaires du Projet de Renforcement des Initiatives de Suivi des Mécanismes Electoraux (PRISME) ont échangé, ce jeudi 7 avril 2022, avec le président de la Commission Electorale Permanente (CEP) de l’UDPS, Jacquemin Shabani. Les échanges ont essentiellement tourné autour des propositions de la Société civile congolaise sur la réforme de la loi électorale qui devra être débattue en plénière à l’Assemblée nationale durant la session de mars 2022.
Cette rencontre avec les OSC est tombée à point nommé d’autant plus que l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social compte s’y employer davantage dès qu’elle sera en possession des outils que lui transmettront les OSC, a indiqué le président de la CEP/UDPS, ceci en vue de donner de la matière aux députés nationaux issus du parti présidentiel en cette session en cours. « Nous allons utiliser ce document comme outil de travail et avoir des activités qui vont permettre à ce que ces considérations des OSC sur la loi électorale soient prises en compte », a-t-il ajouté.
Parmi les points qui devront impérativement être traités en plénière, figurent la représentation équitable de la femme, la prise en compte de personnes vivants avec handicap et des peuples autochtones, la possibilité de publier les résultats dans chaque circonscription électorale après le vote, l’obligation de publier les résultats par bureau de vote et de les mettre sur le site internet de la CENI et l’obligation de fournir les procès-verbaux aux témoins des partis ou regroupements politiques.
Notons que cette rencontre, qui se déroule dans le cadre de la poursuite du plaidoyer pour les réformes de la loi électorale, intervient après la réunion avec le groupe parlementaire Ensemble.
Le PRISME est un projet financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par Electoral Institute for Sustainable democracy in Africa, EISA. Il appuie huit plateformes des OSC congolaises dans le domaine des élections. L’objectif général du PRISME est de contribuer à la transparence, la crédibilité et l’intégrité des élections en RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real
La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.
Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion
Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.
Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.
L’irruption fatale de militaires armés
C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.
Une escalade brutale et incompréhensible
La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.
Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.
4 balles pour une vie
Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.
Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.
Mort à l’arrivée à l’hôpital
Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.
Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.
Un crime qui interroge et scandalise
À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?
Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
