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RDC: les leaders de « LAMUKA » appellent à une marche ce 30 juin pour faire respecter la volonté du peuple

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Les leaders de la coalition LAMUKA appellent à une marche 30 juin 2019. D’après eux, c’est pour pour faire respecter la volonté du peuple.

« Notre souveraineté ne se négocie pas : le respect de l’expression du peuple est sacré. Mobilisons nous ce 30 juin 2019. L’avenir de nos enfants et des générations futures en dépend », lit-on dans ce communiqué conjoint signé par Moise Katumbi, Jean Pierre Bemba, Freddy Matungulu, Adolphe Muzito et Martin Fayulu dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET dans la soirée du mercredi 26 juin 2019.

Pour le présidium de cette coalition: « La corruption ronge notre pays ronge notre pays à tous les niveaux »

A cause de la corruption:
-le peuple vit dans la misère ;

-Nos institutions sont devenues faibles ;

-le Congolais a perdu toute sa dignité ;

-l’Etat congolais donne à ses fonctionnaires et à tous ceux emargent à son budget un salaire de misère ;

– Toutes les infrastructures de base sont délabrées.

Ainsi, soulignent-ils, ils protesteent contre les antivaleurs et le fait que les véritables élus sont remplacés en majorité par ceux qui ne le sont pas.

Il est un moment, ont-ils ajouté, où le peuple doit s’assumer pour conquérir sa liberté, sa dignité et sa souveraineté.

Il sied de signaler que Fidèle Babala Wandu, secrétaire général adjoint du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et coordonateur provincial de Lamuka ville-province de Kinshasa, a dans une correspondance adressée au gouverneur de la ville mercredi 26 juin 2019 informé sur la tenue de ladite marche.

MOUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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