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RDC : Les juges consulaires enfin entendus, le ministre de la Justice promet une issue à la grève
Après plusieurs mois de grève, les juges consulaires de la République démocratique du Congo ont été reçus en audience par le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume NGEFA ATONDOKO ANDALI. Cette rencontre, très attendue, ouvre la voie à une possible sortie de crise dans le secteur de la justice commerciale.

Au centre des discussions figurait la question de la rémunération des juges consulaires, restée sans solution depuis la création des tribunaux de commerce en RDC. Malgré la loi promulguée en 2023 qui prévoit leur prise en charge par le Trésor public, ces magistrats n’ont jamais perçu le moindre franc de l’État. Une injustice dénoncée depuis des mois par le corps des juges consulaires, qui revendique la reconnaissance de ses droits et la régularisation de sa situation administrative.
« Nous ne réclamons rien d’autre que l’application de la loi », confie un juge consulaire de Kinshasa, soulignant l’importance de leur rôle dans la résolution des litiges commerciaux. Ces magistrats, issus du monde économique, siègent aux côtés des juges de carrière pour trancher les différends entre opérateurs économiques et commerçants, un modèle inspiré des standards internationaux de gouvernance judiciaire.
En RDC, les tribunaux de commerce, notamment ceux de la Gombe et de Matete, jouent un rôle crucial dans l’assainissement du climat des affaires. Mais la grève prolongée des juges consulaires a ralenti le traitement de nombreux dossiers, suscitant des inquiétudes au sein du secteur privé.

Face à cette situation, le ministre de la Justice a tenu à rassurer ses interlocuteurs sur la volonté du Gouvernement de restaurer la dignité et les droits de tous les acteurs judiciaires. « La justice commerciale est un pilier du développement économique. Le Gouvernement en est conscient et entend y apporter des réponses concrètes », aurait affirmé Guillaume Ngefa lors de l’audience.
Les juges consulaires, de leur côté, espèrent que cette rencontre marquera un tournant et se traduira rapidement par des actes. Leur mobilisation, disent-ils, vise moins la confrontation que la reconnaissance d’un engagement citoyen au service de l’État de droit et de l’économie nationale.
Tchèques Bukasa