mbet

Connect with us

À la Une

RDC : les items “Ramaa” validés à Kinshasa

Published

on

Après plusieurs mois d’élaboration des items du programme recherche-action sur la mesure des apprentissage des bénéficiaires des programmes d’alphabétisation (RAMAA), leur validation est intervenue ce mercredi 30 octobre 2019 au CREK à Gombe en présence de la ministre des Affaires sociales.

Meissa Diop de l’UNESCO

Satisfait de ces items/Ramaa, Meissa Diop, délégué de Jean-Pierre Igdo, représentant pays du bureau de l’UNESCO en RDC, a rappelé à la ministre des Affaires sociales qu’il y a de cela 4 ans que l’UNESCO a signé un protocole d’accord le 29 octobre 2015 avec le ministre sortant, intégrant la RDC dans le lot de 12 pays d’Afrique impliqués dans la recherche-action sur l’alphabétisation. Dans le lot, il y a le Maroc, le Sénégal, le Bénin, le Tchad, le Burkina Faso, le Cameroun la RDC etc.

Il a saisi l’occasion pour souligner que l’analphabétisme croissant des jeunes et adultes, constitue une entrave au développement durable, à la paix et à la cohésion sociale.

Meissa a aussi expliqué que l’opacité et le manque de visibilité lié à l’absence des données fiables représente une des faiblesses essentielles de la politique publique en matière de suivi et d’évaluation du sous-secteur de l’éducation non formelle. Il a promis qu’après la validation politique de ces items, ils seront soumis pour la validation technique au Maroc pour sa mise en oeuvre.

Ministre des affaires sociales, Rose Boyata

Prenant la parole pour la circonstance, la ministre des Affaires sociales, Rose Boyata, s’est dite touchée par le travail de qualité fourni par le groupe local qui a élaboré ces items/Ramaa. Pour elle, le taux d’analphabétisme s’élève à 29,1%, selon l’enquête démographique et santé.

Il est à noter que cette recherche-action a été initiée par l’UNESCO sur la mesure d’apprentissage des bénéficiaires des programmes d’apprentissage Ramaa pour les pays africains ayant un taux d’analphabétisme élevé dont fait parti la RDC. Cette recherche-action vise à informer les décideurs politiques sur la qualité des acquis des apprentissages dès l’entrée et la sortie des jeunes et adultes dans les différents programmes d’alphabétisation.

Petit Ben BUKASA/CONGOPROFOND.NET


There is no ads to display, Please add some
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*

code

À la Une

Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

Published

on

Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


There is no ads to display, Please add some
Continue Reading

K-WA Advertising