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RDC: les “héritiers” Liyolo ont redonné une seconde vie au sculpteur

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Les lampions de l’exposition des oeuvres du sculpteur Alfred Liyolo se sont éteints le samedi 5 juin 2021.

Dénommée ” Liyolo Empreintes”, cette session a vu défiler, du 28 mai au 05 juin dernier, dans la concession Utex à Gombe (Kin Arts Studio), des amateurs des arts, des scientifiques, des collectionneurs ainsi que des anonymes venus contempler, admirer, décrypter et analyser l’héritage du Maitre Liyolo. Une génération des jeunes artistes se réclamant de l’école « Liyolo » a pris une part active à cette exposition.

Après 10 jours d’exposition, le bilan renseigne une vingtaine d’artistes participants, une centaine d’œuvres d’arts exposées, 2005 libres visiteurs, une bourse d’Excellence mise en jeu, etc.

Initiée par la Fondation Liyolo, cette manifestation intervenant deux ans après la disparition du professeur, a mis sous les projecteurs non seulement les 60 ans de carrière de Me Liyolo, mais surtout les contours des arts plastiques congolais, en général, un secteur très négligé par des décideurs sociopolitiques.

 

Au nom de la famille de l’illustre disparu, Myoto Liyolo, sa fille, a indiqué que si actuellement les artistes surtout plasticiens vont à l’étranger pour des expositions, c’est aussi parce que Liyolo, le précurseur, a osé. « Nous n’avons pas voulu célébrer Liyolo avec des larmes aux yeux mais à travers une activité pérenne  reflétant sa grandeur d’esprit », a-t-elle.

Au-delà du bilan apologique, la plus grande annonce, a-t-elle souligné en rouge, reste, la bourse « Liyolo pour  Excellence » qui sera octroyée aux élèves voulant étudier dans les écoles d’arts à travers toute la république.

A l’en croire, cette bourse concerne aussi les autodidactes mais avec un seul critère majeur, « l’Excellence ».

Cerise sur le gâteau, la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi a accepté d’être marraine de cette bourse pour promouvoir aussi les élèves congolais apprenant dans le domaine technique.

Au sujet de la périodicité de cet événement “Liyolo Empreintes”, la directrice Myoto Liyolo a précisé que l’idéal serait d’avoir chaque année une grande exposition avec un nouveau concept qui accompagnera le nom de Liyolo pour graver le nom de ce patrimoine dans les mémoires de tous les jeunes congolais artistes ou non.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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