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RDC : les difficultés des provinces au menu des échanges entre F. TSHISEKEDI et les gouverneurs avant la sortie du gouvernement

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Les gouverneurs des provinces ont été reçus jeudi 22 août 2019 à la cité de l’Union africaine par le Chef de l’État Félix Antoine TSHISEKEDI. Au menu des échanges, les problèmes spécifiques auxquels sont confrontées leurs entités respectives et les pistes de solutions.

À cette occasion, Richard Muyej Mangez Mans, gouverneur du Lualaba et porte-parole des gouverneurs a fait savoir qu’il était question pour chaque gouverneur de faire un état de lieux de sa province sur ce qui a été déjà fait et ce qui reste à faire.

Il a rappelé que le Chef de l’État Félix Antoine TSHISEKEDI est revenu sur ses engagements pris il y a trois mois passés. « Nous avons fait ensemble l’évaluation », a-t-il témoigné.

D’après Muyej qui parlait au nom de ses collègues, le plus important, c’est d’attendre le gouvernement et rapidement commencer à préparer la prochaine rencontre Constitutionnelle qui est la conférence des gouverneurs.

« Pendant ce temps, les ministres sectoriels seront connus, c’est un grand rendez-vous où les problèmes vont être posés et des solutions durables seront trouvées », a-t-il ajouté devant la presse.

Aussi, a-t-il poursuivis, le Chef de l’État tient à ce que son mot d’ordre  » Le peuple d’abord » soit respecté et nous avons le même souci, c’est un engagement que nous avons pris de travailler pour notre peuple.

Félix TSHISEKEDI invité au forum Investir en Afrique

Par aillleurs, le président de la République Félix Tshisekedi a échangé également avec Jean-Jacques Bouya, ministre des Grands travaux de la République du Congo. Les échanges entre le chef de l’Etat congolais et l’envoyé de son homologue du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso, ont tourné autour de la participation du cinquième président de la RDC au forum « investir en Afrique » prévue du 10 au 12 septembre prochain à Brazzaville, capitale de la République du Congo.

Notons que ces assises sont organisées depuis cinq ans par le pays de Sasou Nguesso, la Chine et la Banque Mondiale, une occasion pour Félix Tshisekedi d’y participer en vue d’attirer quelques investisseurs étrangers en RDC.

MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

 

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Dialogue politique en RDC : J. Kabila et « Sauvons la RDC » posent leurs conditions et dénoncent une « manœuvre dilatoire »

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Le Mouvement « Sauvons la RDC » s’est exprimé, ce 14 janvier 2026, à travers un communiqué de deux pages, au sujet de l’initiative de dialogue entre Congolais, portée par les autorités angolaises. Tout en saluant l’implication personnelle du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, le mouvement d’opposition émet de sérieuses réserves sur la sincérité du processus engagé et fixe des préalables jugés non négociables

Pour Sauvons la RDC, le succès de tout dialogue repose avant tout sur la sincérité, la bonne foi des parties et le respect des engagements pris. Le mouvement dénonce une diplomatie erratique, marquée par une succession de médiations et de lieux (de Nairobi à Luanda, de Doha à Luanda, en passant par Bujumbura, Kampala ou Lomé ) qui traduirait une instabilité de vision et une absence de ligne politique claire.

Selon le communiqué, cette valse des médiateurs et des capitales donne l’impression d’un processus inachevé, dicté davantage par le souci de communication que par la recherche réelle d’une solution politique durable à la crise congolaise. Sauvons la RDC va plus loin, accusant le pouvoir de Kinshasa d’ambiguïtés stratégiques, de contradictions répétées et d’une instrumentalisation des processus politiques, ayant fini par décrédibiliser la parole de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Le respect des engagements comme test de bonne foi

Le mouvement estime que la volonté politique ne se proclame pas, mais se démontre par des actes concrets. Il cite notamment les engagements relatifs à la libération des prisonniers politiques, à la décrispation du climat politique et au respect des cessez-le-feu souscrits par le gouvernement.

À l’inverse, Sauvons la RDC accuse le régime du président Félix Tshisekedi de poursuivre les arrestations arbitraires, les enlèvements, les pressions à l’exil contre des opposants, des journalistes, des défenseurs des droits humains et toute voix critique. Le communiqué évoque également de vastes mouvements de troupes, des attaques contre des localités densément peuplées et des bombardements de civils par drones et avions de combat, souvent au moment même où le chef de l’État se présente à l’étranger comme artisan de paix.

Bukama, symbole d’un dialogue impossible sans préalables

Le mouvement inscrit le massacre survenu le 11 janvier 2026 à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, dans ce contexte de violences persistantes. Selon Savons la RDC, des civils sans défense auraient été victimes d’exactions, d’actes de torture et de traitements inhumains perpétrés par des éléments des FARDC déployés sur ordre de Kinshasa.

Face à ce « triste record », le mouvement affirme que les mesures de décrispation politique et l’expression tangible d’une volonté de dialogue constituent des préalables indispensables à toute discussion. Des décisions effectives sont exigées, et non des promesses jugées, à l’expérience, sans lendemain.

Achever d’abord le processus de Doha

Si l’objectif réel est le rétablissement de la paix, Sauvons la RDC estime qu’il est prioritaire de mener à terme le processus de Doha, qui engage le gouvernement et l’opposition armée.

Selon le mouvement, ce n’est qu’après la prise en charge complète des aspects militaires de la crise ( y compris la mise en œuvre effective des cessez-le-feu ) qu’un dialogue politique pourra se tenir dans un climat serein.

Le dialogue, rappelle le communiqué, doit être un espace de réconciliation, de restauration de l’unité nationale et de construction d’un consensus sur le mieux-vivre ensemble, et non une simple formalité politique.

Un dialogue inclusif et sans tabou

Sauvons la RDC insiste sur le caractère inclusif du dialogue. Il n’y a pas de véritable dialogue, souligne le texte, lorsque celui-ci est dicté par les caprices d’une seule partie, laquelle est par ailleurs à l’origine de nombreux problèmes à résoudre.

Les Églises congolaises comme médiateurs légitimes

Le mouvement estime enfin que les évêques des Églises catholique et protestante du Congo sont les mieux indiqués pour assurer la médiation d’un éventuel dialogue. Leur travail préparatoire, leur écoute de toutes les forces politiques et sociales, ainsi que leur connaissance approfondie des acteurs et des causes de la crise, plaident en leur faveur.

Imposer un veto à leur implication, comme le ferait le pouvoir en place, revient selon Savons la RDC à discréditer d’avance le dialogue projeté et à recycler, sous couvert de bonne foi étrangère, une manœuvre déjà tentée et jugée infructueuse.

Une mise en garde sans ambiguïté

En conclusion, Sauvons la RDC avertit : sans sincérité, sans respect des engagements, sans inclusion réelle et sans médiation crédible, le dialogue annoncé risque de n’être qu’une réunion de plus, destinée à faire gagner du temps à certains, au détriment des intérêts supérieurs du pays.

Tchèques Bukasa 

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