À la Une
RDC : Les derniers hommage du Pr Kolongele aux députés provinciaux du Kwilu décédés par noyade
Notable du Grand Bandundu, le professeur Désiré Cashmir Eberande Kolongele a pris part, ce dimanche 10 avril 2022 au stade Vélodrome de Kintambo à Kinshasa, aux obsèques des trois députés provinciaux du Kwilu et six autres compatriotes décédés par accident sur le pont Maï-Ndombe le 17 mars dernier. L’inhumation est intervenue le même dimanche à la nécropole « Entre Terre et Ciel » de la N’Sele.
» La disparition brutale de nos compatriotes est une immense tristesse… » C’était la première réaction de l’ancien directeur de cabinet ad intérim du Chef de l’État à l’accident survenu sur le lac Maï-Ndombe il y a près de trois semaines et qui a tué 3 élus du peuple parmi les 9 victimes au total.
En marge d’une cérémonie remplie d’émotions, de chagrins et de douleurs, Eberande Kolongele a rendu notamment hommage à ces compatriotes qui ont tant fait briller le Kwilu (…) ainsi que plusieurs membres de l’équipage qui les accompagnait.
« J’adresse mes condoléances aux familles et aux proches des victimes et les assure de toute ma solidarité », a poursuivi le ministre du Numérique.
Il convient de noter que les veillées mortuaires ont été organisées dans les familles respectives des illustres disparus la nuit du samedi 9 avril.
Parmi les familles éprouvées figure celle du défunt député provincial Augustin Ifumu, le chef coutumier dont le corps n’a pas été retrouvé dans la rivière ni celui de son neveu, moins encore de son chauffeur, tous décédés par cet accident.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
