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RDC : Les conséquences dévastatrices d’une éventuelle annulation des élections générales du 20 décembre 2023
Ce que certains politiques demandeurs de l’annulation des élections en RDC ne disent pas clairement au peuple congolais, c’est le glissement de 3 à 4 ans qu’ils offrent sur un plateau d’argent au président Félix Tshisekedi. Demander une annulation de ce capharnaüm du 20 décembre 2023, dans les faits, n’a rien à voir avec un glissement. Mais, indubitablement, c’est ce à quoi ça aboutira.
L’organisation non consensuelle des élections avait déjà plongé le pays dans une crise latente. L’invalidation de 82 candidats députés par Dénis Kadima, président de CENI, amplifie la psychose. La demande d’annulation des élections par certains acteurs politiques ravive les tensions et suscite des inquiétudes quant à l’avenir démocratique du pays. Sortir du cadre institutionnel pour inventer des mécanismes inconstitutionnels est un risque à ne plus prendre.
Les politiques congolais semblent ignorer les leçons de l’histoire mouvementée du pays, depuis 1997 jusqu’aux élections récentes du 20 décembre 2023. Annuler les élections met en péril la stabilité politique et la confiance du peuple envers ses dirigeants. En suivant la logique de l’opposition, cela pourrait conduire à un prolongement du mandat présidentiel de Félix Tshisekedi, accentuant ainsi les tensions politiques et le mécontentement de la population.
Il est impératif de tirer des leçons du passé et d’œuvrer pour des solutions qui garantissent la stabilité politique, le respect de la souveraineté nationale et la primauté des intérêts de la RDC. La mise en place d’un cadre juridique solide, préservant l’unité et l’intégrité du pays, tout en assurant la primauté de la volonté de notre peuple sur tous les accords signés par la RDC, est essentielle pour l’avenir démocratique et la prospérité de la nation congolaise.
Cette crise politique souligne la nécessité d’une réforme profonde et d’un engagement envers la démocratie, la transparence et la primauté du droit en RDC. La proposition de changement de République pour établir un nouveau cadre juridique est pertinente. Les questions fondamentales sur la légitimité de certains accords internationaux foncièrement nocifs pour la souveraineté du pays sont posées. Ne pas en tenir compte et procéder aveuglément est criminel.
Annuler les élections pour satisfaire la demande légitime de l’opposition, un camp politique majeur, pose problème. C’est un acte qui risque de fragmenter davantage le pays et de compromettre son intégrité territoriale. Il faut que les choses soient clairement exposées et très bien expliquées. L’audit du fichier électoral, la composition de la nouvelle CENI, l’enregistrement et l’octroi de nouvelles cartes, le vote du budget nécessaire pour une telle organisation inclusive et transparente ne se fera pas en moins de 2 ans.
Ce qui est certain. Félix Tshisekedi ne démissionnera jamais et restera donc en place jusqu’à la convocation de nouvelles élections. Comme, ce serait à son avantage, il retarderait le plus possible l’organisation de cette dernière pour qu’elle n’intervienne qu’en 2027 au plus tard. L’annulation des élections du 20 décembre 2023 lui aurait en ce moment-là offert 3 à 4 ans de glissement. Martin Fayulu et les autres doivent en être conscients.
Et si à la fin, ce qui n’est pas impossible, il gagnait tout de même les fameuses nouvelles élections inclusives et transparentes organisées en 2027 ? Il aurait légalement cette fois-là, grâce aux opposants, un nouveau deuxième mandat constitutionnel qui le conduirait jusqu’en 2032. Ce serait un comble. Les opposants congolais auraient, dans cette configuration, réussi l’exploit de prolonger par stupidité le bail de Félix Tshisekedi à la tête de la RDC.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Peter Kazadi vs André Mbata : 2 zéros qui se disputent la première place du néant
Il faut vraiment avoir perdu tout sens des réalités pour se lancer dans une bataille de courriers alors que le pays brûle encore dans l’Est et que le peuple crève de faim. André Mbata Mangu et Peter Kazadi Kankonde, deux noms qui ne font trembler intellectuellement personne sauf peut-être les feuilles de papier qu’ils noircissent. Ils s’envoient des lettres pour savoir qui est le plus important.
L’un, André Mbata Mangu Premier Vice-Président honoraire de l’Assemblée nationale et Secrétaire permanent de l’Union sacrée pour la Nation, brandit ses diplômes comme un gri-gri. L’autre, Peter Kazadi Kankonde Vice-Premier ministre honoraire de l’Intérieur et député national, parle d’une expérience tellement nocive et inutile que personne ne voudrait s’en inspirer et surtout dont le pays n’a strictement pas besoin.
Mais pendant qu’ils se chamaillent sur leurs CV, les Congolais, eux, comptent les morts dans l’Est et les jours sans électricité. Ces deux hommes occupent pourtant des fonctions qui devraient servir à quelque chose. Mais quand on regarde leurs résultats, c’est le désert total. Leur querelle n’intéresse qu’eux-mêmes. Pour le reste du pays, c’est juste le spectacle affligeant de deux ignorants qui se battent avec des mots qu’ils ne comprennent même pas.
Le premier, le Professeur André Mbata, est un vrai magicien. Son tour préféré : dire une chose un jour, et son contraire le lendemain, sans jamais rougir. Tout le monde a vu les vidéos où il jure sur tous les saints qu’on ne peut pas toucher à la Constitution. Il disait que c’était un crime grave, impardonnable. Aujourd’hui, le même homme, avec le même sérieux, explique qu’il faut tout changer. Et il est convaincu que le peuple a une mémoire de thon rouge.

Ce n’est plus un professeur de droit, c’est un vendeur de pagnes au marché : le matin le tissu est rouge, le soir il est bleu, selon le client qui paie. Voilà l’élite congolaise qu’on nous présente comme un grand savant : un homme dont la parole ne vaut pas un vieux billet de 100 francs. Il sait parler dans les grandes universités à l’étranger notamment en Afrique du Sud, mais chez lui, il est incapable de dire la vérité quand elle dérange ceux qui le nourrissent.
Quant au deuxième, Honorable Peter Kazadi Kankonde, c’est encore pire. On se demande chaque jour comment un homme aussi vide a pu devenir avocat. Ses propres confrères rigolent derrière son dos tellement il ne maîtrise rien du droit. La preuve ? C’est lui qui a écrit le fameux papier “mandat spécial” donnant le pouvoir à Jean-Marc Kabund comme Président intérimaire de l’UDPS. Il avait alors oublié de mentionner la Constitution et les règles du parti.

Juste oublié. Comme on oublie d’acheter le sel au marché. Résultat : depuis 8 ans, l’UDPS est bloquée, sans président clair, à cause de l’erreur d’un homme qui se dit juriste. Et cet homme-là ose aujourd’hui donner des leçons d’expérience ? Mais quelle expérience ? Celle de tout casser par bêtise ? Ces deux-là ne sont pas des élites. Ce sont des naufragés de l’intelligence qui se noient dans un verre d’eau et qui trouvent le moyen de se vanter de savoir nager. Le peuple, lui, regarde ça, pleure de rage et de honte.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
