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RDC : les chefs coutumiers proposent Mfumu Difima au ministère des Affaires coutumières
La Place « Royal » à Gombe était en ébullition, ce vendredi 05 mars 2021, en marge du dépôt de la déclaration des chefs coutumiers auprès du premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde. Ce dernier, absent de son bureau provisoire de l’immeuble du gouvernement, a pris le soin de dépêcher ses collaborateurs pour recevoir la missive des représentants de l’autorité traditionnelle.

Échange entre les chefs coutumiers et les envoyés du premier ministre
En effet, ces chefs coutumiers, en colère depuis plusieurs jours, accusent l’ancien coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, et deux autres chefs coutumiers, d’avoir usurpé leur place aux consultations du formateur du gouvernement.

Sa Majesté Nembalemba remettant le mémo au secrétaire particulier du premier ministre
Face aux collaborateurs du chef du gouvernement, notamment son secrétaire particulier, Sa Majesté Nembalemba a remis le mémo des chefs coutumiers réunis au sein de la coalition et a profité de l’occasion pour présenter Mfumu Difima comme l’unique candidat ministrable au ministère des Affaires coutumières.

Le huissier de la primature rdc accusant réception du mémo des chefs coutumiers
En présence d’une foule de chefs coutumiers, le huissier a réceptionné le courrier et promis de le faire parvenir à qui de droit afin de programmer une rencontre le plus tôt possible.
Pour rappel, les chefs coutumiers avaient dans une déclaration officielle faite le jeudi 4 mars 2021 accusé l’ancien coordonnateur du Front Commun du Congo( FCC), Néhémie Mwilanya, de poursuivre son entreprise de déstabilisation de l’Autorité coutumière de la RDC.
Pour eux, Mwilanya a usurpé d’une fausse qualité pour être reçu, le 1er mars dernier, par le Premier ministre Sama Lukonde, en lieu et place des personnes attitrées réunies au sein du Conseil national de l’autorité traditionnelle et coutumière. ” Nous soulignons que certains chefs ont été chassés de l’Hôtel du gouvernement lors de cette audience, et l’Autorité coutumière, rangée désormais derrière la coalition, ne s’y sent pas concerné! “, a clairement indiqué Sa Majesté Mfumu Difima
Dossier à suivre.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
