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RDC : Les chefs coutumiers plaident, auprès du Chef de l’État, pour la création de leur propre Ministère.
Reçus ce jeudi par le Chef de l’État, à la cité de l’union africaine, les chefs coutumiers issus de l’espace Grand Bandundu, Grand Kasaï ainsi que le Grand Kivu ont sollicité le détachement au ministère de l’Intérieur, en vue de la création d’un ministère propre aux Chefs coutumiers.
Les échanges entre le Président de la République et ces chefs coutumiers ont tourné autour de la gestion des affaires coutumières, mais aussi sur la situation sécuritaire en RDC. « Nous avons sollicité du Chef de l’État le détachement de nos prérogatives du ministère de l’Intérieur afin de créer un ministère propre aux Chefs coutumiers », a fait savoir Armand Ibanda, Chef coutumier du Grand Bandundu.
Dans la foulée, ils ont également demandé au Chef de l’Etat de multiplier les efforts pour mettre fin à la situation sécuritaire dans la partie Est du pays. « Nous avons demandé au Chef de l’État de maximiser les efforts entrepris tout au long de son 1er mandat, pour que la paix revienne définitivement dans l’Est et sur l’ensemble du pays », a dit de son côté, Mwami Kabare du Grand Kivu, sur la crise sécuritaire dans la partie Est.
La situation sécuritaire à Kwamouth, dans la province du Kwango, a également été évoquée. Les Chefs coutumiers disent avoir proposé des solutions au Chef de l’État. « Etant autochtones, nous ne pouvons accepter de perdre notre terre », a déclaré Armand Ibanda, Chef coutumier de l’espace Grand Bandundu.
Les hôtes du Président de la République l’ont remercié d’avoir honoré l’autorité coutumière et lui ont remis officiellement des présents que toutes les provinces lui avaient envoyés. Les Chefs coutumiers ont également profité de cette occasion pour féliciter le Chef de l’État pour sa brillante réélection à la tête du pays.
Dorcas Ntumba/ Congoprofond.net
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
