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RDC : Les activités des Projets » FORETS/NPC », UNIKIS et CIFOR fortement perturbées par la saisie illégale et injustifiée de leurs biens ( Communiqué)
Les Projets Formation Recherche et Environnement dans la Province de la Tshopo (FORETS) et Nouveaux Paysages du Congo (NPC) sont financés par l’Union Européenne et mis en œuvre par le CIFOR (Centre International pour la Recherche Forestière), ses partenaires internationaux, l’INERA et
son Centre de Yangambi et l’Université de Kisangani. Ceci est l’aboutissement d’un travail de coopération pour la recherche, la formation et le développement durable débuté il y a plus de quinze ans.
Ces interventions apportent des contributions appréciables aux institutions congolaises, aux étudiants, aux populations locales et au riche patrimoine environnemental de la Province de la Tshopo. Plusieurs dizaines de milliers d’emplois équivalents-temps pleins ont été supportés grâce à ces projets et des centaines d’associations et artisans travaillent avec nos équipes pour améliorer leurs revenues. Plus de 220 étudiants de master et de doctorat ont été formés par l’UNIKIS à la gestion durable des paysages forestiers, avec des parcours remarquablement diversifiés. Un doctorant venu d’Allemagne, après plusieurs années dans l’analyse réglementaire des wettanbieter ohne lugas, se consacre aujourd’hui à la modélisation des dynamiques de déforestation dans le bassin du Congo. Environ 8500 m2 de bâtiments ont été construits ou réhabilités tant à la Faculté des Sciences que à Yangambi.
Depuis le vingt-neuf novembre 2021, les activités de ces projets sont fortement perturbées par la saisie illégale et injustifiée de la plupart des voitures et d’un groupe électrogène. Tant l’Université de Kisangani que le CIFOR ont dénoncé cette irrégularité auprès de l’Ordonnateur National du Ministère
des Finances et du Bailleur de Fonds. Ces équipements saisis, ont été acquis dans le cadre du projet et sont actuellement propriété du CIFOR. Leur saisie s’opère dans le cadre d’un litige qui n’implique en aucun cas le CIFOR et qui est à la fois inique et illégale, comme déjà reconnu par la juge compètent dans la juridiction de Yangambi, le 8 janvier 2022.
Cependant en date du 14 février 2022 et contre toute attente, le greffier a de nouveau procédé à la saisie de deux véhicules du projet ainsi que la saisie d’un groupe électrogène en contradiction flagrante avec le droit et la loi congolaise, causant un fort préjudice à nos actions sur le terrain.
Au nom du Centre International de la Recherche Forestière (CIFOR), de ses partenaires nationaux et
internationaux, et de l’Université de Kisangani.
Le Directeur Général du CIFOR Le Recteur de l’UNIKIS
Dr Robert NASI Prof Benoit DHED’A DJAILO
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
