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RDC: les 7 « Axes » de Modeste Bahati pour réformer le Sénat et le rapprocher des provinces
Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat de la RDC, a présenté, ce mardi 14 septembre 2021 dans la salle de spectacles du Palais du Peuple, son Projet dénommé » Le Sénat se réforme ». Il s’agit d’un programme qui s’articule autour de 7 axes visant à rapprocher le Sénat des provinces desquelles il est l’émanation.

Dans le lot des dites réformes, le président Modeste Bahati pense :
– Intégrer la conférence des gouverneurs pour que le sénat accomplisse, au niveau de cette haute instance, sa mission constitutionnelle de représentant ès qualités des provinces ;
– Instaurer le congrès Sénat-Provinces en tant que cadre permanent de concertation, de dialogue et d’interaction interinstitutionnelle républicaine entre le Sénat, les provinces et les Entités Décentralisées Territoriales ( ETD) ;
– Tenir la « Quinzaine des provinces au sénat » Un jour, deux provinces : pour que le Sénat se distingue entant que défenseur de la décentralisation et haut-lieu d’expertises aguerries de la gouvernance territoriale et du développement local ;
– Déployer une nouvelle stratégie de communication Optimiser la visibilité du travail des sénateurs et mieux faire connaître l’institution par une nouvelle stratégie de communication;
– Relever le défi du numérique au sénat pour moderniser le travail des sénateurs;
– Redynamiser la diplomatie parlementaire du sénat en renforçant le particularisme de l’activité sénatoriale internationale et en revivifiant les réseaux inter parlementaires, etc.
– Mettre en place les œuvres sociales et le mécénat scientifique du sénat Chaque trimestre, une action de solidarité et d’appui du Sénat envers notre peuple et à l’endroit des scientifiques congolais.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
