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RDC-Léopards : tout sur le mémo de 13 professionnels !

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Des joueurs de l’équipe nationale évoluant en dehors du pays ont rédigé un mémo pour revendiquer leurs droits.

Selon les sources de CONGOPROFOND.NET, ce document signé par 13 joueurs circule sous les manteaux à la Fédération congolaise de football association( FECOFA).

Le point culminant de ce mémo, a-t-on appris, est l’exigence d’un « staff technique évoluant ou ayant évolué à un niveau professionnel (Européen) confirmé ». En d’autres termes, ces joueurs ne veulent plus du staff que dirige actuellement Jean-Florent Ibenge Ikwange.

Pour sa part, la Fecofa a répondu aux joueurs qu’il faut circonscrire le groupe. Une réponse que les signataires du mémo n’ont pas apprécié. Pour traduire leur mécontentement, certains joueurs ont brillé par leur absence aux différents matchs de l’équipe nationale, notamment ceux face à la Tanzanie, au Nigeria et au Liberia.

À quelques jours de la double confrontation contre le Zimbabwe, d’abord le 13 octobre 2018 à Kinshasa et trois jours après chez les « Guerriers » à Harare, le défenseur central Marcel Tisserand avait lancé un message sur son compte Facebook pour apaiser les esprits :
« C’est une immense responsabilité. Je suis fier et honoré de l’assumer, malgré quelques problèmes que nous traversons. Je n’oublie pas que la seule et l’unique chose qui compte c’est le Kongo, Le Grand et Éternel Kongo », a-t-il écrit.

Avec ces mots, le monde sportif a compris qu’un malaise régnait au sein de l’équipe nationale RD congolaise. Surtout, il n’était pas le seul. Son coéquipier, Cedric Bakambu l’ayant aussi écrit sur ses comptes de réseaux sociaux il y a quelques mois. « Nous avons un formidable pays avec des supporters extraordinaires et une génération exceptionnelle capable de faire bien des exploits, bien plus encore. Compétiteurs, nous voulons tous le meilleur pour notre sélection. Pardonnez notre ambition », avait déclaré l’homme que les Congolais ont surnommé « Bakagoal ».

Le deuxième point saillant de ce mémo est la gestion des ambitions. Alors que les joueurs disent qu’en cas d’une qualification pour la CAN Cameroun 2019, ils vont jouer pour gagner la coupe, du côté de la Fecofa et du staff technique actuel, l’objectif est d’arriver au moins en demi-finale. Contradiction entre joueurs et staff.

Voici par ailleurs quelques revendications des joueurs dans leur mémo:

– La présence d’un staff technique évoluant ou ayant évolué, à un niveau professionnel (Européen) confirmé ; la fecofa avait répondu qu’il faut circonscrire le groupe ;
– Superviser et rendre visite aux joueurs dans leurs clubs respectifs;
– Matchs amicaux à planifier face à des équipes compétitives
_ Prévoir des matchs amicaux sur le territoire Belge afin de bénéficier des installations de qualité aux normes européennes. Les joueurs sont prêts à mettre en oeuvre et à contribution leurs relations afin de favoriser l’acquisition locative des installations belges ou françaises ;
– Prévision d’un hôtel équipé d’une salle de musculation et doté d’espaces privatifs pour l’ensemble de l’équipe (Type Pullman Hotel et Hotel du fleuve). La Fecofa a répondu favorablement à ce sujet puisque lors du rassemblement pour les matchs contre le Zimbabwe , les léopards ont érigé leur quartier général à l’hôtel du fleuve.

Selon eux, les mauvais résultats qu’a enregistré la RDC (Élimination Can Gabon 2017 et la non participation à la Coupe du Monde Russie 2018) ont motivé la rédaction de ce mémo. Ils espèraient des améliorations rapides pour représenter au mieux les intérêts supérieurs de la Nation sur le plan sportif.

Signalons que pour cette double confrontation que les Léopards vont livrer le 13 et le 16 octobre dans le cadre des troisième et quatrième journées des éliminatoires à la CAN Cameroun 2019, le rassemblement de 26 joueurs sélectionnés a commencé hier lundi 08 octobre à Kinshasa.

CONGOPROFOND.NET

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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante

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Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.

Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.

Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.

Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.

De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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