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RDC-Léopards : Christian N’Sengi zappe les stats impressionnantes de Kazadi Kasengu
Le sélectionneur national de la RDC a rendu ce vendredi 06 mars 2020, sa liste de 28 Léopards en prévision de ladouble confrontation face à l’Angola le 28 mars et le 31 mars prochain, comptant pour la 3e et la 4e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2021. Surprise ! L’homme fort du Wydad Athletic club de Casablanca, Kazadi Kasengu, est le grand absent de cette liste.
Arrivé au mercato hivernal 2020, l’une des dernières recrues, Francis Kazadi Kasengu (27 ans), avait vite mis le Wydad Athletic club de Casablanca (WAC) dans sa poche. Le Congolais a confirmé qu’il est un attaquant redoutable. D’ailleurs, ses statistiques ne disent pas le contraire.
Le natif de Kinshasa a inscrit 7 buts et fait deux passes décisives, toutes compétitions confondues, avec un temps de jeu de 710 minutes. Des chiffres flatteurs qui démontrent sa position importante au WAC et qui pouvait aider l’attaque des Léopards.
Sur sa liste, Christian N’sengi Biembe a préféré Yannick Bolasie (5 buts et 5 passes décisives avec le Sporting CP au Portugal). Il faut noter que ce club portugais veut déjà se débarrasser du Congolais à la fin de la saison.
Outre Bolasie, Isaac Tshibangu (23 ans) de Mazembe a été également sélectionné ( 7 buts en Ligue nationale de football).
Il faut également ajouter Jordan Botaka auteur de 27 matchs, 3 buts avec Saint-Trond.
Une liste qui fait jaser
Selon les sportifs avisés, Francis Kazadi Kasengu méritait bien une place sur cette liste de 28 de N’sengi Biembe.
Plusieurs joueurs sélectionnés également font aussi des sujets de débats dans les milieux sportifs. Il s’agit, entre autres, de la présence du deuxième gardien de VClub, Jackson Lunanga, en manque cruel de temps de jeu, mais également le milieu de terrain Michée Mika qui revient d’une grosse blessure et n’a livré que deux matchs avec Mazembe.
Pour rappel, dans cette liste aux côtés des habitués (Chancel Mbemba, Marcel Tisserand, Cedric Bakambu), quelques nouvelles figurent font leur entrée. Notamment, le défenseur central de Reims, Axel Disasi (21 ans), ancien international U20 français et solidement installé en club depuis le début de la saison. Il y a aussi l’ailier de Waasland-Beveren, Beni Badibanga (24 ans), ancien international Espoirs belge. Mais également, l’ex joueur de Maniema Union Ifaso Ifunga, actuellement au Maroc avec Difaa Hassani El Jadida.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
