Connect with us

À la Une

RDC : le stade des Martyrs dans le viseur de la CAF, Emmanuel Kande tire la sonnette d’alarme

Published

on

 

Au cours d’une audience lui est accordé par le ministre des Sports et loisirs, Amos Mbayo, ce mardi 22 octobre 2019, Me Emmanuel Kande, en sa qualité d’inspecteur de la Confédération Africaine de Football (CAF), a fait part de l’arrivée prochaine des inspecteurs CAF en RDC. Leur mission: visiter les différents stades où se déroulent les interclubs.

Emmanuel Kande, qui est également secrétaire général de la Linafoot, a précisé au ministre que cette démarche est très urgente.  » Il y a péril en la demeure. Le gouvernement doit vite régler cette question pour permettre à nos clubs de bien continuer leurs aventures en interclubs devant leurs supporters. Il faut épargner la fermeture surtout du stade des Martyrs au risque de handicaper les Léopards qui ont un match des éliminatoires de la CAN au mois de novembre prochain », a-t-il alerté.


Le stade des Martyrs en danger

« Nous avons voulu apporter un message important de la CAF qui lance une visite d’inspection à partir de ce 26 octobre sur tous les stades où se déroulent les rencontres des compétitions de la CAF », a lâché Emmanuel Kande.

A l’en croire, en effet, en RD Congo seul le stade TP Mazembe de Lubumbashi répond aux standards internationaux.

‘Il est demandé à chaque club congolais engagés aux interclubs de pourvoir inscrire trois stades pour leurs matchs : le premier qui sera principal et les deux autres alternatifs. Ces trois stades doivent être inspectés par les délégués de la CAF et doivent répondre au cahier de charge de la CAF », a-t-il martelé.


Le gouvernement appelé à agir

« Les stades doivent avoir des sièges numérotés. Si le gouvernement de la République ne prend pas les choses en mains, nous serons amputés. La CAF sera peut-être dans l’obligation de délocaliser nos matchs, surtout que les Léopards jouent au mois de novembre prochain. Et le gazon (pelouse) du stade, il faut un certificat de vérification de gazon qui ne doit pas dater de deux ans. Malheureusement celui du stade des Martyrs date de 2012. La sécurité, l’éclairage font aussi parti des points à contrôler. D’où, il y a urgence. Il faut véritablement que le gouvernement puisse mettre la main dans la pâte », a expliqué Emmanuel Kande au sortir de cette audience.

Notons que cette mise en garde de la CAF coïncide avec l’un des points du programme de 100 premiers jours d’Amos Mbayo dont le troisième axe est consacré aux infrastructures et équipements sportifs.

L’actuel ministre a promis de faire des travaux avec l’appui du gouvernement central. Il a également annoncé sa descente, dès ce mercredi 23 octobre, au stade des Martyrs pour faire le constat avant l’arrivée des inspecteurs.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

À la Une

DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

Published

on

Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

Continue Reading