Sécurité
RDC : Le Sénat autorise la 84ème prorogation de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri
La 84 ème prorogation de l’état de Siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri, le rapport de la participation de la délégation conduite par le président du Sénat Jean-Michel Sama Lukonde à la 149ème Assemblée générale de Union-interparlementaireà Genève, en Suisse, et la mise en place des commissions permanentes après équilibrage, sont les trois points qui ont été traités au Sénat, ce mercredi, 23 octobre 2024, dans une plénière dirigée par le président de cette chambre du parlement.
Après la défense du projet de loi portant autorisation de la 84ème prorogation de l’état de siège sur une partie de la République démocratique du Congo telle que présentée aux sénateurs par le vice-ministre de la Justice, Samuel Mbemba Kabuya, 72 sénateurs, sur les 73 présents à la plénière, ont voté oui. Aucun ne s’y est opposé. Un seul s’est abstenu. Le projet de loi ainsi adopté sera transmis au President de la République pour promulgation. Et, c’est parti pour une nouvelle période de 15 jours à dater de ce 23 octobre.
Le rapport de la mission du président du Sénat avec toute sa délégation, constituée des députés nationaux et sénateurs, a également été adopté après lecture et le bureau le transmettra par écrit aux sénateurs.
Enfin, la plénière s’est penchée et a adopté la composition des 10 commissions permanentes du Sénat après équilibrage, notamment la Commission PAJDH avec 11 membres, ETD (8 membres), Ecofin )14 membres), DSF (12 membres), EDdrnt (12 membres), IAT (10 membres).
Cellcom Sénat
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
