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RDC: Le retour de Katumbi sera d’un apport important pour Félix Tshisekedi ( Cohen)

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Herman Cohen estime que le retour de Moïse Katumbi apportera un soutien à Félix Tshisekedi dans le déboulonnement du FCC.
Ancien diplomate des États-Unis d’Amérique dans la région de Grands-lacs Africains, Herman Cohen commente via la toile l’actualité congolaise et de la sous-région.

Lors de sa dernière sortie sur son compte officiel Twitter, Herman Cohen estime que le retour de Moïse Katumbi est un soutien important à l’action de l’actuelle président Félix Tshisekedi.
« Le retour prévu de Moïse Katumbi au 20 mai apportera un soutien important aux efforts du président Tshisekedi visant à renforcer la démocratie », a écrit Cohen.

Ce vétéran de la diplomatie américaine pense que le retour du président de la plateforme « Ensemble pour le changement » et actuel coordonateur de la plateforme politique « Lamuka » permettra à Félix Tshisekedi de mettre fin à la corruption et à désintégrer la Front Commun pour le Congo, FCC, plateforme majoritaire au parlement et dont l’ex président Joseph Kabila est autorité morale.

L’ex gouverneur de l’ancienne province du Katanga a annoncé son retour le 20 mai prochain, date qui marque la troisième année de son départ du pays sur les coups de multiples poursuites judiciaires, qui ont récemment été remises en cause par la justice congolaise.

Le retour de Moïse Katumbi suivra celui de Sindika Dokolo, un autre critique du régime de Joseph Kabila, arrivé à Kinshasa cette semaine alors qu’il était également poursuivi par la justice congolaise.

Pour beaucoup, le rapprochement entre Lamuka et CACH pourrait déstabiliser le FCC qui vient d’être fragilisé avec le communiqué de presse de Kalev Mutond.

TMB/ CONGOPROFOND.NET

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Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »

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La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.

Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées

Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.

« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.

Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.

Des failles internes dans le dispositif sécuritaire

Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.

Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.

Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.

Une série d’incidents violents qui inquiète

Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.

Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.

Un appel à des mesures urgentes

Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.

Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.

Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.

Junior Kasamba / CongoProfond.net

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