Politique
RDC : le RCET-CPS réduit la C64 à une « troupe d’acteurs » et dénonce un mouvement « sans boussole »
Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès social (RCET-CPS) s’en prend vivement à la Coalition des 64 (C64), qu’il accuse de multiplier les initiatives politiques « désarticulées » et contradictoires. Dans une déclaration politique rendue publique ce lundi 24 août 2026, le mouvement proche de la famille politique d’Étienne Tshisekedi invite les Congolais à constater, selon lui, le « comportement ubuesque et puéril » de la C64, qu’il compare à « un moulin à vent qui tourne à vide » et à « un bateau ivre » naviguant sans boussole ni commandant de bord.
Pour appuyer son argumentaire, le RCET-CPS énumère plusieurs actions attribuées à la C64 au cours des dernières semaines. Il évoque notamment l’annonce d’une plainte contre le Président de la République pour haute trahison, un projet de marche vers le Palais de la Nation pour réclamer sa démission, puis une nouvelle marche annoncée pour le 15 septembre 2026 en direction du Palais du Peuple, date correspondant à la rentrée parlementaire. Le RCET-CPS reproche également à la C64 d’avoir annoncé des actions de grande envergure à Kinshasa et en provinces sans, selon lui, en préciser clairement les objectifs, tout en l’accusant de manquer de capacité pour les organiser.
Le mouvement va plus loin en contestant la crédibilité de certaines précédentes actions de la C64. Il accuse notamment ses membres d’avoir, lors de la marche du 22 juillet dernier, « créé des morts d’hommes fictives » et mis en scène de prétendues blessures. Le RCET-CPS s’en prend également à certains cadres de la C64 qu’il accuse de quitter le pays à la veille d’actions politiques pour poursuivre leurs déclarations depuis l’étranger. Dans sa déclaration, il estime ainsi que la C64 aurait réduit la politique à « une comédie de cirque », allant jusqu’à la présenter comme un « mouvement insurrectionnel » et à l’accuser d’être une « tête de pont de l’AFC/M23 à la solde du Rwanda ». Ces accusations émanent du RCET-CPS et n’ont pas été étayées, dans la déclaration, par des éléments indépendants.
Face à cette situation, les Compagnons d’Étienne Tshisekedi réaffirment leur propre agenda politique. Le RCET-CPS confirme la tenue de « La Marche de la Liberté », annoncée pour le 18 septembre 2026, afin de soutenir, selon ses termes, la vision et les actions du Chef de l’État, la loi Ngondankoy sur le référendum ainsi que les institutions légalement établies. Cette prise de position intervient alors que les tensions politiques restent vives autour du référendum, de la réforme constitutionnelle et des différentes mobilisations annoncées par les acteurs politiques congolais.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net