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RDC : « Le Président n’a commis aucun crime » (Augustin Kabuya Tshilumba) sur la polémique des récompenses aux Léopards
Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya Tshilumba, a déclaré jeudi à Kinshasa que le Président de la République, Félix Tshisekedi , « n’a commis aucun crime » en remettant des récompenses aux Léopards, au lendemain de leur qualification à la Coupe du monde 2026.

S’exprimant lors d’une causerie politique, le secrétaire général de l’UDPS a soutenu l’initiative du Chef de l’État, estimant qu’aucune faute n’avait été commise. « Le Président avait promis et il a tenu parole », a affirmé Augustin Kabuya Tshilumba, rejetant également les accusations de dilapidation des fonds publics.
Abordant la situation politique dans la province du Sankuru, Augustin Kabuya Tshilumba a appelé au calme face aux tensions observées autour des élections des gouverneurs. Le secrétaire général a dénoncé des tentatives de déstabilisation impliquant, selon lui, des jeunes manipulés pour s’opposer à certaines candidatures, notamment celle du sénateur Jules Lodi Mongo.
Augustin Kabuya Tshilumba a toutefois précisé n’avoir apporté son soutien à aucun candidat, évoquant l’absence de consensus au sein de la majorité, tout en souhaitant bonne chance à l’ensemble des prétendants.

Par ailleurs, le secrétaire général de l’UDPS a insisté sur la nécessité de renforcer la discipline au sein de sa formation politique afin de faciliter la gestion des affaires publiques par le Chef de l’État.
S’agissant de la tenue du congrès du parti, il a indiqué que celle-ci reste conditionnée à la décision finale du Président de la République, autorité morale de l’UDPS, appelant les membres à la patience et à éviter toute pression.
Enfin, Augustin Kabuya Tshilumba a présenté un groupe de jeunes du parti récemment formés, saluant les efforts de renforcement des capacités de la jeunesse politique.
Dorcas Ntumba
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
