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RDC : le Premier Ministre Ilunga Ilunkamba remet à la CVM sa propre drague…41 ans après !

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Le Premier ministre et Chef du Gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a officiellement remis mercredi 02 décembre 2020 à la Congolaise des Voies Maritimes( CVM) sa drague propre. Cet outil de travail acquis par le Gouvernement donne à la CVM un nouveau souffle, et remet au travail toute une entreprise. Plusieurs personalites ont pris part à cette cérèmonie notamment le Gouverneur de province, madame le maire de la ville de Boma, les autorités de la CVM et plusieurs notables de la province.

Prenant la parole à cette occasion, le gouverneur du Kongo Central, Atou Matubwana, pense que cette activité annonce un lendemain meilleur non seulement pour la CVM mais aussi pour la population congolaise en général.

« C’est donc pour la province un honneur de nous voir tous réunis pour ce grand événement qui, en même temps, ouvre le mois de la fête de nativité d’un personnage spirituellement et historiquement mythique à savoir Jésus-Christ. Cette heureuse coïncidence annonce à mon humble avis un lendemain plein d’espoirs et de lumière non seulement pour la CVM mais aussi surtout pour la population congolaise qui attend beaucoup de ses dirigeants. À cette occasion, nous exprimons notre gratitude à son excellence, Monsieur le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, pour la réalisation de ce projet beau et grand qui matérialise sa vision pour notre pays », a-t-il déclaré dans son mot de circonstance.

À lui d’ajouter: « la CVM est désormais dotée d’un précieux outil très moderne et plus fonctionnel à la hauteur des ambitions et des objectifs du Grand Congo. Ceci dénote les sacrifices consentis par le gouvernement national pour lequel je remercie vivement le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba et toutes les parties prenantes ».

De son côté, le ministre des Transports et voies de communication, Didier Mazengu, a rendu hommage au Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa vision de la modernisation de tous les secteurs de la vie nationale en général et celui des transports en particulier. Tout en rappelant que la dernière drague du gouvernement acquise par l’Etat et mise à la disposition de la CVM date de 1979. « Cet outil de dragage étant vétuste, ne pouvait plus offrir à la navigation des calaisons stables et conformes à la demande des armateurs », a-t-il souligné.

Par ailleurs, la directrice générale de la CVM, Christine Tusse, a, au nom du personnel de son entreprise, remercié le Chef du gouvernement pour son implication dans le dénouement du financement de cet important outil de travail tant au niveau de la cession des créances de l’Etat congolais de cinq millions d’euros à la CVM sur le partenariat CVM-dregging international que sur le crédit FPI de 5 millions de dollars américains.

Par la même occasion, elle a aussi remercié les ministres des Transports et voies de communication, des Finances, de l’Industrie, du Portefeuille et le Fonds de Promotion de l’industrie (FPI) pour leur promptitude dans le traitement de ce dossier

Il sied de noter que l’acquisition de cette drague d’occasion dont la valeur est estimée à 10 millions de dollars américains permettra à la CVM d’épargner jusqu’à 45 millions USD ou plus jadis dépensés pour la location de la drague alors qu’une drague neuve coûte 25 millions USD maximum, selon plusieurs experts.

L’acquisition de cet outil d’exploitation est conforme à l’option levée par le gouvernement de la RDC de doter les entreprises du Portefeuille des équipements de travail performants afin de leurs permettre de mieux fonctionner et maximiser leurs recettes.

L’engin, après cette livraison, devra assurer les opérations de dragage sur le bief maritime congolais, notamment sur le tronçon compris entre Banana et Matadi dans la province du Kongo central. Ce, en vue d’offrir aux usagers un tirant d’eau exigé, qui est conforme aux recommandations de l’Organisation internationale maritime.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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