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RDC : Le plan « Kabila », en 12 points, pour sortir du chaos

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Dans un discours aussi inattendu que structuré, l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, a dévoilé un plan en 12 points pour sortir le pays de l’impasse politique, sécuritaire et économique dans laquelle il est plongé. Une feuille de route ambitieuse, qui sonne comme un appel à une refondation nationale.

1. Tourner la page de la dictature

Kabila réclame un changement de régime pour restaurer l’État de droit et garantir les droits fondamentaux des citoyens. Une rupture avec l’ordre autoritaire actuel.

2. Imposer le silence des armes

La priorité : faire taire les canons. L’ancien chef de l’État appelle à la fin des hostilités et à l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

3. Rétablir l’autorité de l’État

Il plaide pour la reconquête du territoire national par les institutions légitimes, afin d’assurer la sécurité des populations.

4. Restaurer la démocratie

Un retour aux fondamentaux démocratiques, avec des institutions indépendantes et respectueuses de la volonté populaire.

5. Garantir les libertés publiques

Libertés d’expression, d’association, de réunion : Kabila exige la fin des répressions et le respect des droits civiques.

6. Réconcilier les Congolais

Il appelle à une réconciliation nationale pour retisser les liens entre communautés et reconstruire la cohésion sociale.

7. Relancer l’économie

Bonne gouvernance, transparence dans la gestion des ressources, relance productive : la clé du développement passe par la rigueur économique.

8. Rétablir les ponts avec les voisins

La stabilité régionale est conditionnée, selon lui, par un dialogue sincère et constant avec les pays frontaliers.

9. Redonner de la crédibilité à l’État

Pour restaurer la confiance des partenaires internationaux, Kabila mise sur des institutions fortes et des engagements respectés.

10. Désarmer les groupes armés

Il exige la démobilisation de toutes les milices, nationales comme étrangères, pour pacifier durablement le territoire.

11. Bannir les mercenaires

Il appelle à l’interdiction de toute forme de mercenariat, en conformité avec le droit international.

12. Évacuer les troupes étrangères

Dernier point : le départ des forces étrangères stationnées en RDC, condition sine qua non de la souveraineté nationale.

Ce discours marque le retour politique d’un homme qui s’était muré dans le silence. Par ces 12 propositions, Joseph Kabila se positionne à nouveau comme un acteur central du destin congolais. Il en appelle à l’unité nationale pour « reconstruire la paix et la démocratie », plaçant la responsabilité du redressement entre les mains du peuple.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET 

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Affaire UBA : L’ancien employé Glody Aleko Kibwila conteste les accusations et évoque un possible piratage

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L’affaire opposant la United Bank for Africa (UBA) à son ancien employé, Glody Aleko Kibwila, continue de faire couler beaucoup d’encre. Au cœur du dossier figurent des accusations d’abus de confiance formulées par la banque, que l’intéressé rejette catégoriquement.

Selon ses proches, les difficultés ont commencé après son licenciement par UBA, une décision qu’il considérait comme abusive. Déterminé à faire valoir ses droits, il avait saisi l’Inspection générale du travail afin de contester cette mesure.

Parallèlement, des soupçons portant sur de prétendues fausses factures et des paiements irréguliers liés aux services SMS Banking et Visa ont émergé au sein de la banque. Informé de ces accusations alors qu’il séjournait en Europe, Glody Aleko Kibwila serait rentré volontairement en RDC afin de répondre aux interrogations des enquêteurs.

La thèse du piratage

D’après sa famille, plusieurs séances de confrontation organisées dans le cadre de l’instruction auraient mis en évidence un possible piratage de son compte professionnel.

L’ancien employé affirme n’avoir jamais envoyé certains messages utilisés contre lui dans le dossier. Il soutient également qu’il ne disposait pas seul des prérogatives nécessaires pour valider certaines opérations financières incriminées.

Avant même son arrestation, il avait saisi le Conseil national de cybercriminalité afin de dénoncer ce qu’il considère comme une usurpation d’identité numérique.

Une version attendue de l’UBA

Alors que la famille de Glody Aleko Kibwila maintient la thèse d’une erreur judiciaire, l’opinion publique attend désormais la version officielle de l’UBA sur les circonstances ayant conduit à la plainte déposée contre son ancien collaborateur.

La banque pourrait notamment apporter des éclaircissements sur les éléments techniques et financiers qui fondent les accusations portées dans cette affaire devenue très médiatisée.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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