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Actualité

RDC: le PCA de FRIVAO suspendu de ses fonctions

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Selon le communiqué du Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, daté du 3 février 2026, et parvenu à la rédaction de Congoprofond.net, Monsieur Kalombola Lisendja Bernard est suspendu de ses fonctions.

Cette mesure de suspension fait suite à l’injonction adressée au Procureur Général près la Cour d’appel de la Tshopo à Kisangani, aux fins d’ouvrir une enquête sur certaines allégations portées à l’encontre du PCA suspendu, peut-on lire dans ce communiqué.

Le communiqué indique que la décision de suspendre le PCA de FRIVAO s’inscrit dans la volonté du gouvernement de garantir une gestion rigoureuse, transparente et conforme à la destination des ressources allouées à l’indemnisation des victimes, ainsi que de préserver l’intégrité et la crédibilité des institutions publiques.

La décision de suspension du Président du Conseil d’administration du FRIVAO et la désignation de son intérim a été prise lors de la 76e réunion du Conseil des ministres.

Monsieur Kitenge Senga Dismas a été désigné en qualité de PCA intérimaire du Fonds Spécial de Répartition de l’indemnisation aux Victimes des Activités Illicites de Ouganda en RDC, FRIVAO.

Politique

Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »

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Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.

Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.

L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.

Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.

Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.

Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.

Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net

 

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