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Sécurité

RDC : le P-DDRCS réinsère 4 875 ex-combattants réinsérés depuis janvier 2025, dont 1500 en Ituri et 151 entre Maluku et Mai-Ndombe

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Le coordonnateur national du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilisation (P-DDRCS), Jean‑Dieu Désiré Nyanga Ntita, a présenté le 9 mars 2026 un bilan chiffré des activités du programme lors d’un briefing organisé à la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Il a indiqué que depuis la reprise en main du programme en janvier 2025, 4 875 ex-combattants ont déjà été réinsérés dans la vie civile.

Selon le coordonnateur, cette progression résulte d’une accélération des opérations de désarmement et de démobilisation à travers le pays. « Avec les deux premiers mois de l’année 2025, cela nous a amené jusqu’à 4 875 ex-combattants réinsérés », a-t-il précisé, évoquant une amélioration notable de la chaîne de prise en charge.

La répartition des bénéficiaires montre une forte concentration dans les zones affectées par les conflits. La province de l’Ituri arrive en tête avec 1 500 ex-combattants, suivie du Nord-Kivu (838) et du Tanganyika (653). Le programme s’est également étendu vers l’ouest du pays pour répondre au phénomène des groupes Mobondo.

Dans cette optique, des opérations ont été menées à la frontière entre Kinshasa et la province du Mai-Ndombe. « Au niveau de la frontière de la ville de Kinshasa et du Mai-Ndombe, spécifiquement à Maluku, nous avons traité 151 clients », a expliqué Jean-Dieu Désiré Nyanga Ntita.

Le responsable du P-DDRCS a par ailleurs salué l’appui du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, soulignant que les opérations de démobilisation sont financées entièrement par des ressources nationales. « Le programme est financé à 100 % pour ce qui est des démobilisations avec des fonds de notre pays », a-t-il affirmé, précisant que chaque arme récupérée est identifiée, certifiée et stockée dans les dépôts des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Exaucé Kaya

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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