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RDC : le nouveau gouvernement s’engage à matérialiser les six engagements majeurs du Président Tshisekedi

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La Première ministre Judith Tuluka a présenté le programme d’action de son gouvernement ce mardi 11 juin aux députés nationaux, au cours d’une plénière y relative organisée à l’Assemblée nationale.

En effet, le programme présenté va de 2024 à 2028 et se résume sur six axes prioritaires qui sont des promesses faites par le Président de la république Felix Tshisekedi à la population congolaise pour ce second mandat.

Elle a affirmé que ce gouvernement va poursuivre avec les interventions déjà amorcées par l’exécutif précédent en vue d’améliorer les conditions sociales et favoriser le bien-être des citoyens congolais.

 » Dans son discours d’investiture le 20 janvier 2024, le président de la république a rappelé les six engagements majeurs qui forment le contrat qu’il a eu avec le peuple congolais pour son second mandat…Concernant ces engagements, des actions concrètes ont déjà été mises en œuvre au cours du premier mandat, malgré les difficultés économiques et financières résultant de la situation tendue sur le plan international et du contexte national marqué par l’agression rwandaise », a déclaré Mme Judith Suminwa.

Les engagements majeurs sont notamment :

1. Créer plus d’emplois pour absorber les dizaines de milliers de jeunes qui arrivent sur le marché du travail chaque année et réduire le niveau de sous-emploi. Les estimations montrent qu’au vu de la jeunesse de notre population, notre économie devrait créer en moyenne environ 1,5 millions emplois par an sur la période de 2024 à 2030.

2. Protéger et renforcer le pouvoir d’achat des ménages congolais. Prenant en compte la répétition des chocs exogènes multiformes, le Gouvernement a l’obligation de protéger le pouvoir d’achat de tous les citoyens contre les aléas des prix à l’importation et les variations du taux de change afin de leur garantir une qualité de vie stable et digne.

3. Mieux protéger le citoyen congolais afin que la République Démocratique du Congo se rapproche de sa vocation pacifique pour le bénéfice de l’ensemble de la région d’Afrique centrale et des Grands Lacs. La progression de la criminalité urbaine, des conflits intercommunautaires meurtriers, et du banditisme armé, ainsi que les menaces du terrorisme islamiste dans le Nord Kivu demeurent de grands défis à relever.

4. Construire une économie plus diversifiée et plus compétitive. La République Démocratique du Congo doit impérativement s’orienter vers le développement d’une économie diversifiée, générant davantage d’emplois et de revenus durables en constante augmentation. Pour concrétiser cette ambition, il est essentiel de promouvoir l’intégration du marché national en unifiant les différentes régions et d’entreprendre de nombreuses réformes dans les secteurs de la fiscalité, du climat des affaires, des infrastructures de base et du système financier

5. Assurer plus d’accès aux services de base. Cet engagement permet d’éliminer progressivement les disparités géographiques entre milieux urbain et rural, entre provinces, entre grandes et petites villes en ce qui concerne l’offre des services sociaux (enseignement primaire et secondaire, soins de santé, électricité, etc.). La solidarité entre provinces et entre groupes sociaux est le ciment qui va consolider l’unité nationale

6. Renforcer l’efficacité des services publics. Clé de voûte de l’action de l’État, les services publics doivent devenir plus performants à tous les niveaux, du plus bas au plus haut des échelons. Ces réformes nécessaires permettront d’offrir des services plus efficaces à tous les citoyens.

Jusqu’à la rédaction de cet article, la plénière est en cours. Il revient aux élus nationaux de décider après débat, sur l’investiture du gouvernement au regard du programme présenté en détail.

Willy Theway/CongoProfond.net

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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