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RDC : Premier ministre ? Circulez, il n’y a rien à voir !
La nomination du Premier ministre se fait toujours attendre comme le retour du Seigneur Jésus en RDC. Il sonne de plus en plus comme un coup de semonce.
Comme à l’époque de Kabila fils, les augures et les devins ne font pas des bonnes affaires.
Leurs prédictions ont bien de fois tapées à côté du « merci » de Fatshi…
Des spéculations en spéculations
Déjà attendu le week-end dernier, le nom du Premier ministre n’est toujours lu dans le fameux » urgent, urgent » de la RTNC. Or dimanche dans les réseaux sociaux, un faux tweet attribué à Kasongo Mwema annonçait la nomination de Henry Yav Mulang. Tweet repris par plusieurs personnes et mêmes des médias. Mais en fin de compte, il s’avère un fakenews.
Bien malin le bookmaker qui pourrait encore oser parier sur le nom de cette perle rare.
Hormis Henry Yav, plusieurs noms ont déjà été évoqués : Albert Yuma, Vital Kamerhe, Luzolo Bambi Jean Mbuyu, etc.
Les plus téméraires ont même annoncé la démission de Kamerhe. D’autres ont annoncé le renforcement de la sécurité à la résidence de Me Jean Mbuyu qui présageait son accession à la primature.
Aussitôt une affaire de détournement des 20 millions de $ lui est collée sur la peau. Pas facile, la route vers la primature !
Les Kinois ont même donné le nom du fameux mécène méconnu de la musique » Docteur Djeef Ndjadi Leteta. » Il y a sûrement de quoi rire!
Indication faite: les voies du nouveau « Raïs » sont au moins tout aussi insondables que celles de son prédécesseur. Certains diront: avant Kabila = après Kabila.
Félix Tshisekedi et l’art du contrepied
Les nominations, il y en a eu mais pas celles qu’on attendaient.
La lecture des ordonnances qui a captivé toute l’opinion congolaise et internationale, a accouché d’une souris. Deux porte-parole du président :
le titulaire et son adjointe.
Il y a aussi la nouvelle direction de la Société nationale d’assurances (SONAS). Les plus patients ont attendu jusqu’à jeudi. Là aussi, ce sont les ordonnances portant investiture de gouverneurs et vice-gouverneurs qui ont été lues au grand désarroi d’une bonne partie de la population.
L’art du contrepied parfait de Kabila semble avoir fait des émules chez son successeur.
Entre fils à papas, il y a toujours des points de convergence.
Le peuple doit prendre son mal en patience
S’agissant du nom du Premier ministre, il faut encore patienter et faire appel à des nouvelles méthodes zen. Question de prendre son mal en patience.
Pour autant les cheminées de la cité de l’UA sont scrutées jour et nuit par les irréductibles en attente de la fumée blanche.
Beaucoup estiment que ce n’est qu’une question des jours ou des heures bien qu’il soit déjà 10h00 passé à Kinshasa.
Kasongo Mwema est attendu au tournant pour sa première annonce. Plusieurs espèrent que sa première sortie sera accompagnée d’une grande annonce. Ce qui fera oublier aux ultra religieux que le fils de Dieu viendra comme un voleur.
En attendant, la patience est de mise.
» Le nom du Premier Ministre est déjà sur la table du Chef de l’État « , assure Vidye Tshimanga, un des conseillers du Chef de l’État.
TMB/ CONGOPROFOND. NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
