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RDC : le mystère des morts en cascade autour de Félix Tshisekedi

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Plusieurs morts inopinées des collaborateurs du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, n’ont pas laissé indifférents les Congolais. Beaucoup ont réagi notamment suite aux doutes émis par la famille de Jacques Ilunga, chargé de mission du chef de l’Etat Félix Tshisekedi, décédé en fin de semaine dernière “des suites du coronavirus”.

Il faut dire que depuis sa prestation de serment comme nouveau chef de l’État en RDC en 2019, Félix Tshisekedi a perdu pas moins de 5 de ses collaborateurs directs.

Ce qui est dangereux pour un chef de l’État encore “new come” dans la fonction.

Il a assisté à bien plus des deuils durant son début de mandat que n’importe quel autre chef de l’État en RDC.

Déjà que son mandat a été inauguré par les obsèques grandioses réservées à son père, feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, ancien Premier ministre et opposant historique au regime de Mobutu et Kabila( Père et fils).

Toujours est-il que durant ses deux ans au pouvoir, le Chef de l’État a perdu au moins cinq de ses collaborateurs les plus proches, morts mystérieusement pour certains et brusquement pour d’autres.

Tout débute le jeudi 10 octobre 2018 où trois membres de la garde rapprochée du président de la République, Félix Tshisekedi, et un de ses chauffeurs trouvent la mort à bord de l’Antonov 72 qui a disparu des radars.

Ce chauffeur surnommé “Marechal” fut un très proche du Président de la République qu’il conduisait déjà avant son accession à la magistrature suprême ainsi que son père Etienne Tshisekedi.

“Vendredi sombre, vendredi de pleurs ! L’Eternel vous a repris. Même toi Maréchal tu n’as pas su résister à cette volonté divine. Mon ami, je ne te reverrai donc plus conduisant le chef… Dormez en paix”, s’est exclamé sur son compte twitter Michée Mulumba ” Mimul”, assistant du Chef de l’Etat.

Si les uns ont parlé d’un simple crash, les plus téméraires ont parlé d’un attentat contre le chef de l’État vu que son chauffeur personnel, sa garde et même son véhicule blindé étaient au bord de cet avion.

L’enquête ouverte à ce sujet n’a jamais donné des résultats clairs mais plusieurs experts ont évoqué le mauvais temps et la vétusté de l’engin.

Le deuxième cas est celui de Monique Kitoko. Proche-fidèle du chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi, secrétaire nationale adjointe en charge de la communication et médias de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), qui est décédée dans l’après-midi de mercredi 05 juin à l’âge de 47 ans, suite à une crise cardiaque survenue à l’Assemblée Nationale.

Elle était au bureau du 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean-Marc Kabund, où elle devrait être reçue. Il doit y avoir eu une altercation entre elle et une des femmes commise au protocole. Elle a tout fait pour entrer dans le bureau du 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale, affirmant qu’elle était venue “juste lui dire un simple bonjour”, avait expliqué un témoin en son temps à POLITICO.CD.

Elle est décédée quelques temps après à la réception du bureau du 1er vice-président de l’Assemblée nationale, JM Kabund, président intermédiaire de l’UDPS.

Jusqu’à ce jour, la mort de cette dame est restée mystérieuse.

La mort de Gilbert Mundela, ce proche conseiller privé de Félix Tshisekedi reste l’un des mystères du mandat du chef de l’Etat.

Il était “le visage” de Félix Tshisekedi aux Etats-Unis, mais surtout considéré comme le “Ministre des Affaires étrangères” de l’UDPS au pays de l’Oncle SAM.

Gilbert Mundela, qui n’avait pas de poste officiel, a rendu l’âme dans la capitale kenyane la nuit du vendredi au samedi 28 décembre 2019, à la suite d’une crise cardiaque alors qu’il ne présentait aucun signe de maladie.

Acteur clé de la coalition CACH, il a aussi servi de point focal de l’UDPS à Washington où il avait plusieurs entrées.

Des sources proches de sa famille avaient annoncé qu’ayant subi dans un passé récent une intervention chirurgicale au diagnostic d’une thrombose, Gilbert Mundela Tshimanga était placé sous un régime médical strict, suivi en permanence par un médecin en RD Congo et lors de ses voyages à l’étranger.

Notons qu’en septembre 2006, il a été attaqué dans sa résidence à Kinshasa par des hommes armés non autrement identifiés mais il a été sauvé par sa jogging matinale.

L’UDPS avait à l’époque accusé les escadrons de la mort envoyé par Joseph Kabila.

Les derniers cas en date sont celui de l’ancien bâtonnier Joseph Mukendi et de Jacques Ilunga, tous deux officiellement emportés par la pandémie coronavirus.

Ancien bâtonnier, ancien vice-président de l’union internationale des avocats, ancien avocat à la Cour Suprême de Justice, ancien conseiller politique d’Etienne Tshisekedi et député national de l’UDPS, Me Joseph Mukendi qui revenait d’un check up complet en France, est décédé du coronavirus peu de temps son retour à Kinshasa le mardi 24 mars 2020.

Une autre mort suspecte vu qu’aucune autopsie n’a jamais été réalisée.

Idem pour Jack Ilunga, Chargé de mission du Président de la République Félix Tshisekedi.

Sa mort attribuée au coronavirus a été contesté par sa famille et particulièrement sa mère qui dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux se souvient que son souffrait de la malaria et était soumis sous traitement par son médecin.

Une information étouffée suite à son enterrement précose et le témoignage de Vidye Tshimanga, un autre conseiller du président Félix Tshisekedi qui annonce avoir été testé positif au Coronavirus et soigné.

Toutefois, un certificat de l’analyse du laboratoire pourra en effet confirmer si la cause la mort est le présumé coronavirus ou bien autre chose.

Face à cette multiplicité des morts suspectes autour du chef de l’Etat, Roger Cikala, une personnalité politique proche de l’UDPS de Félix Tshisekedi affirme que “le déclin du chef commence d’abord par sa ceinture”. Et la ceinture du chef, poursuit-il, est composée des caciques les plus proches du chef. Quand la ceinture du chef est attaquée silencieusement, ceci peut signifier tout simplement que le danger s’approche d’une manière stratégique pour affaiblir le Chef de l’État…”.

 

Et de poursuivre:

“Il y a de quoi s’inquiéter. Le Chef de l’État ne fait que perdre ses plus proches collaborateurs. Et on veut nous faire croire que Monsieur Coronavirus serait l’assassin présumé.”

Pour Denis Bithe Ky, spécialiste en résolution des conflits, “la Gestion des ambitions dans les alliances relève de bonne gestion, ce qui se passe est considéré comme une institutionnalisation du Coronavirus. Une seule institution est touchée pourquoi ?”

 

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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