Politique
RDC : Le MLC se désolidarise de Jean-Jacques MAMBA
Le Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) s’est désolidarisé, ce lundi 26 février, dans un communiqué signé par son secrétariat général, de son ancien haut-cadre Jean-Jacques Mamba, qui a rendu public son ralliement au mouvement politico-militaire « Alliance Fleuve Congo » (AFC) dirigé par Corneille Nangaa Yobeluo.
Le MLC fixe, dans ce même document, l’opinion nationale et internationale que le nommé Jean-Jacques Mamba avait déjà, en date du 19 janvier 2024, soumis par l’entremise d’un huissier de justice sa lettre de démission en tant que membre et cadre du MLC.
Tout en précisant que Jean-Jacques Mamba n’a plus sa qualité de membre du MLC, qui n’est en aucun cas concerné par ses choix, ce parti même de l’Union Sacrée a réaffirmé devant l’opinion publique son statut de parti légaliste et respectueux des lois de la République.
« De ce fait, le précité a perdu sa qualité de membre effectif du MLC et ses choix n’engagent nullement le MLC qui reste un parti légaliste et respectueux des lois de la République » a-t-on martelé.
Il convient de rappeler qu’à la suite d’une vidéo devenue virale Jean-Jacques Mamba, ancien porte-parole du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) et député national, a annoncé, depuis la Belgique, son adhésion à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) dirigée par Corneille Nangaa.
Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
