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Politique

RDC : Le MLC invite la CENCO à se faire enregistrer comme parti politique

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Dans une déclaration dont une copie est arrivée à la rédaction CONGOPROFOND.NET ce samedi 14 juin, en réaction à la mise au point de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et d’autres voix critiques, la coordination du parti politique Mouvement de Libération du Congo (MLC) à Kinshasa prend position en soutien à son président national, Jean-Pierre Bemba.

Faisant référence à sa récente sortie médiatique du 9 juin 2025 sur Top Congo, le MLC/Kinshasa affirme qu’il est temps de faire éclater la vérité et de mettre fin aux mensonges et à l’hypocrisie, dans l’intérêt de la nouvelle génération.

Pour ce parti, les attaques récurrentes contre Jean-Pierre Bemba sont motivées par une volonté de ternir son image et d’étouffer un réveil de conscience nationale.

Dans sa déclaration, le MLC pointe du doigt la CENCO, en particulier son secrétaire général, Mgr Donatien Nshole, l’accusant d’interventions médiatiques orientées et politisées.

« Dans sa mise au point par Monsieur Donatien Shole qui, à sa chaque sortie médiatique, s’écarte de la mission évangélique de l’Église. Les documents conciliaires du Vatican II enseignent que la mission prophétique de l’Église est d’enseigner la parole de Dieu et de faire des Chrétiens une famille de Dieu, ce qui est contraire aux messages de la CENCO, caractérisée par la haine, la division, et à cet effet, nous lui demandons de prendre le courage de s’enregistrer au Ministère de l’Intérieur comme Parti Politique », a suggéré le parti de Jean-Pierre Bemba.

Aussi, le MLC met en garde Olivier Kamitatu, qu’il accuse de livrer des attaques politiques contre la famille Bemba pour des raisons personnelles et politiques.

WTK

Actualité

Vivian van de Perre : Le leadership discret et déterminé qui a maintenu la MONUSCO à flot dans la tourmente congolaise

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Pendant près de quatre mois, entre le départ de Bintou Keita le 30 novembre 2025 et l’arrivée de James Swan le 8 avril 2026, c’est une femme qui a porté sur ses épaules la direction effective de l’une des plus grandes et des plus complexes missions de maintien de la paix des Nations Unies. Vivian van de Perre, Deputy Special Representative of the Secretary-General (DSRSG) chargée de la Protection et des Opérations, a assumé les fonctions de SRSG et cheffe de la MONUSCO par intérim avec un professionnalisme et une résilience salués tant à Kinshasa qu’à New York.

Nommée en février 2024, cette Néerlandaise de carrière onusienne a assuré un leadership exemplaire dans un contexte extrêmement volatil : intensification des combats à l’est, progression du M23, restrictions d’accès imposées aux casques bleus, crise humanitaire majeure et pression internationale pour un cessez-le-feu crédible. Son intérim n’a pas été une simple gestion des affaires courantes, mais une période d’action concrète et de continuité stratégique.

Une femme de terrain à l’épreuve du feu congolais

Vivian van de Perre apporte à la MONUSCO plus de 30 ans d’expérience au sein du système des Nations-Unies, tant sur le terrain qu’au Siège à New York. Avant son arrivée en RDC, elle avait été Deputy Special Representative de la mission onusienne au Yémen (UNMHA), Chief of Staff de la MINUSCA en République centrafricaine, et avait déjà occupé le poste de Chief of Staff de la MONUSCO elle-même en 2017. Son engagement pour la paix remonte à son service dans l’Armée royale néerlandaise de 1989 à 1998, puis comme officier militaire au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU entre 1994 et 1997. Cette double expertise militaire et civile fait d’elle une figure rare, capable de combiner rigueur opérationnelle et vision stratégique.

Dès la fin novembre 2025, elle a pris les rênes de la mission et multiplié les initiatives. En février 2026, elle s’est rendue à Goma ( premier atterrissage d’un hélicoptère de la MONUSCO à l’aéroport depuis janvier 2025 ) pour préparer le suivi du cessez-le-feu en coordination avec les autorités congolaises et les mécanismes régionaux. En janvier puis en mars 2026, elle a briefé le Conseil de sécurité sur la situation sécuritaire et humanitaire à l’est, insistant sur la protection des civils, l’accès humanitaire et les risques d’escalade régionale. En Ituri, à Uvira, auprès du Président Tshisekedi, elle a maintenu un dialogue constant avec l’ensemble des acteurs. Sous sa direction, la mission a continué d’offrir une protection physique à près de 3.000 civils dans certaines de ses bases, tout en documentant les violations des droits humains et en appuyant les mécanismes de vérification du cessez-le-feu de Doha.

Son action a permis d’éviter tout vide de leadership stratégique à un moment où la MONUSCO faisait face à des défis colossaux : préparation d’une transition ordonnée, appui à la réforme du secteur de la sécurité, et maintien de la crédibilité de l’ONU face à une violence qui ne faiblissait pas. Aujourd’hui, avec l’arrivée de James Swan comme nouveau SRSG, elle reprend pleinement son rôle de DSRSG. Son expérience et sa connaissance fine du dossier congolais resteront un atout majeur pour la mission.

Dans un environnement où la MONUSCO est souvent critiquée (parfois à raison) pour ses limites opérationnelles, le leadership de Vivian van de Perre pendant ces mois d’intérim a rappelé l’importance d’un engagement discret, professionnel et déterminé. Dans l’ombre des grands titres, elle a maintenu le cap, protégé des vies et préservé l’espace pour une paix durable en RDC.

La République démocratique du Congo, pays aux potentialités immenses mais aux souffrances récurrentes, a besoin de ce type de leadership : rigoureux, humain et tourné vers l’avenir. Vivian van de Perre en a offert un bel exemple.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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