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RDC: le HCR veut un partenariat avec la Fondation Denise Nyakeru pour aider les personnes vulnérables
Les partenaires se multiplient autour de la Première Dame, au travers de sa vision, pour un accompagnement dans les actions menées pour notamment améliorer la situation des populations en RDC.
C’est le cas du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). La représentante régionale du UNHCR a, au cours d’une audience lui accordé par la Première Dame, proposé d’apporter un soutien intellectuel, matériel et/ou financier à la Fondation de l’Epouse du Chef de l’État pour renforcer ses actions qui cadrent avec la mission de cette struture des nations unies, celle de soutenir les personnes vulnérables, en particulier les réfugiés et les déplacés internes.
Selon Liz Kpam AHUA, la RDC compte plus de 527.000 réfugiés dont plus de 230.000 sont des enfants en âge de scolarité. Un synergie des efforts reste le moyen le plus efficace pour améliorer les conditions de vie de cette catégorie des personnes, a-t-elle dit.
C’est dans ce cadre que la représentante régionale du UNHCR a tenu à rencontrer la Première Dame d’abord pour lui présenter les différentes actions que mène cette structure en RDC en suite solliciter une collaboration avec la FDNT dans certains volets .
» Nous travaillons avec les personnes vulnérables qui sont les réfugiés et les déplacés internes.Nous savons que la PD est intéressée par cette catégorie des personnes .Nous le HCR, nous travaillons dans le domaine de la protection et de l’abri. Nous avons signalé notre intérêt de travailler en étroite collaboration pour toucher plus des personnes pour avoir plus d’impact.Avec sa contribution on ira plus loin. »
Très réceptive, la Première Dame, tout en saluant le travail que fait le UNHCR sur le territoire congolais, a accepté volontier de conjuguer ensemble les efforts pour des solutions efficaces en faveur de ces populations. Car pour elle, « ensemble, on est une communauté plus forte ».
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
