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RDC : le gouverneur Zoé Kabila a acheté 2 propriétés en Afrique du Sud d’une valeur de 600.000 USD (Mail&Guardian)
Zoé Kabila, le frère de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a acheté deux propriétés à Sandton et Bryanston pour 9 millions de rands, soit 600.000 USD.
Ces acquisitions sont intervenues moins d’un an avant que Kabila ne démissionne de son poste de président, rapporte le journal sud africain Mail & Guardian.
Ce journal note qu’une foule d’anciens dirigeants politiques africains et leurs familles cachent également leur argent sur le marché immobilier sud-africain.
Le statut du pays en tant que plaque tournante financière la plus sophistiquée d’Afrique et son faible taux de poursuites permettent aux personnes politiquement exposées de cacher de grandes sommes d’argent dans des biens immobiliers.
Il cite notamment parmi les acquéreurs: la famille de Vito Palazzolo, un financier notoire qui aurait travaillé pour la mafia italienne qui possède une propriété située dans le contexte de la chaîne de montagnes à couper le souffle de Franschhoek, le domaine viticole historique de La Terra De Luc.
Il y a aussi les enfants de l’ancien président du Mozambique, Armando Guebuza, qui ont acheté des propriétés à Dainfern, dans le nord de Johannesburg et à Kyalami Estate, pour une valeur combinée de 50 millions de rands. Les propriétés ont été achetées en même temps que des pots-de-vin ont été reçus par le gouvernement de Guebuza, selon des documents judiciaires américains.
Il existe plusieurs mécanismes, y compris les achats au comptant importants, le recours à des tiers (tels que les sociétés offshore et les sociétés fictives) et l’achat ou la vente de propriétés à des valeurs sensiblement différentes des prix du marché, qui pourraient permettre aux gens de profiter du marché immobilier sud-africain.
Les baux artificiels pourraient également permettre le blanchiment de fonds illicites.
Investir de l’argent illégal dans des propriétés, qu’elles soient résidentielles ou commerciales, cache l’origine des fonds et sert de point d’entrée sur les marchés légaux, indique le journal.
Si les propriétés sont vendues, louées ou transférées, en particulier si elles appartiennent à des sociétés plutôt qu’à des particuliers, ces bénéfices sont «légalisés».
Le blanchiment d’argent en utilisant la propriété comme véhicule gonfle artificiellement le prix des maisons. Cela rend certaines régions trop chères pour que les Sud-Africains achètent des maisons. Il fausse également les valeurs marchandes et enlève de l’espace aux citoyens et des initiatives de logement abordable au profit de projets qui profitent aux particuliers fortunés.
Ainsi, ce journal appelle le gouvernement sud-africain à nettoyer le secteur immobilier.
Elle devrait garantir que les ventes de propriétés impliquant des transactions en espèces soient étroitement surveillées.
Il devrait également redoubler d’efforts pour nommer publiquement les bénéficiaires effectifs lorsque des propriétés ont été achetées ou vendues par l’intermédiaire de sociétés.
Les comptes offshore, les entreprises et les intermédiaires devraient être soumis à une diligence raisonnable renforcée de la part des institutions financières et des sociétés immobilières.
Lorsque des personnes politiquement exposées sont impliquées dans la vente d’une propriété, des rapports suspects doivent être déposés par des agences dont le revenu est largement dépassé par la valeur de la propriété.
Les ventes privées doivent être étroitement surveillées, en particulier lorsque des propriétés sont vendues ou achetées à des prix contraires à leur valeur marchande.
Des commissions massives permettent aux agences immobilières de tourner leur regard dans une direction différente, donnant la possibilité de devenir des partenaires dans le crime.
« Si la loi interdisait aux sociétés immobilières d’accepter de l’argent provenant de paradis fiscaux ou de tiers, les kleptocrates africains ne seraient pas en mesure de dissimuler leurs gains mal acquis en Afrique du Sud, » conclu Mail & Guardian.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
