Actualité
RDC: Le Gouvernement adopte le dossier de consolidation de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire
Le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique a présenté au Conseil des ministres de ce 8 février 2022, les besoins urgents et formulés des propositions en vue de consolider la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire en République Démocratique du Congo.
À propos des écoles à mécaniser, le Rapport préliminaire de la mission diligentée à travers le pays en janvier 2022 indique un effectif de 7.720 écoles primaires recensées pour un impact de 54.148 enseignants. Ce qui dégage un impact financier de 16.918 milliards de Francs Congolais.
Pour y parvenir, il a sollicité l’autorisation du Conseil pour trouver des voies et moyens en vue de la mécanisation des écoles et des enseignants précités.
Il en est de même pour l’opérationnalisation de la Caisse de Retraite des Enseignements de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (CRE-EPST) dont l’engagement du Gouvernement est clairement stipulé dans l’article 4, alinéa 3 du protocole d’Accord sanctionnant les travaux de la
Commission paritaire du 18 novembre 2021.
Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ce dossier.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
