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RDC : le drapeau en berne, la République pleure ses vaillants soldats, le rouge tache le rouge

Après le crash aérien survenu vendredi 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango, qui a coûté la vie au lieutenant-général Joseph Mutombo, premier président de la Haute Cour militaire, au lieutenant-général Lucien-René Likulia, Auditeur général des FARDC, ainsi qu’aux membres de leur délégation, le gouvernement décrète trois jours de deuil national et ordonne la mise en berne des drapeaux sur toute l’étendue du territoire à compter du lundi 28 septembre 2026 jusqu’à l’inhumation des victimes. Une enquête est ouverte pour établir les circonstances et les causes du drame.

Le rouge du drapeau rejoint désormais le rouge du sacrifice

En cette heure de douleur nationale, la République s’incline devant ses fils tombés en mission et confie leur mémoire à l’Histoire.

La République s’arrête, le temps du deuil

À Kenge, dans la province du Kwango, le ciel a brutalement interrompu une mission de service. Vendredi 25 septembre, un avion s’est écrasé alors qu’il regagnait Kinshasa après une mission effectuée à Kikwit, dans la province du Kwilu.

À bord se trouvaient notamment deux des plus hauts responsables de la justice militaire congolaise : le lieutenant-général Joseph Mutombo, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia, Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo.Avec eux, plusieurs membres de leur délégation ont également perdu la vie.

En quelques instants, une mission officielle s’est transformée en tragédie nationale.

Face à cette disparition, le gouvernement a annoncé trois jours de deuil national. À partir du lundi 28 septembre 2026, les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national et le resteront jusqu’à l’inhumation des victimes.

Le pays est appelé au recueillement, à la retenue et à la dignité.

Le drapeau en berne

Il est des silences qui parlent plus fort que les discours.
Lorsque le drapeau d’une République descend à mi-mât, ce n’est pas seulement une institution qui s’incline. C’est une nation entière qui marque un arrêt devant la mort de ceux qui l’ont servie.

Le bleu, le jaune et le rouge de la République démocratique du Congo porteront, durant ces jours de deuil, le poids d’une douleur collective.

Le drapeau ne flottera pas comme les autres jours. Il sera en berne.

Comme si la République elle-même, meurtrie par la disparition de ses serviteurs, retenait son souffle.

Le rouge a rejoint le rouge.

Le rouge du drapeau.
Le rouge du sacrifice.
Le rouge de la mémoire des fils tombés alors qu’ils accomplissaient une mission au service de l’État.

Deux hauts magistrats militaires disparaissent

La disparition du lieutenant-général Joseph Mutombo et du lieutenant-général Lucien-René Likulia touche au cœur de l’appareil judiciaire militaire congolais.
Joseph Mutombo occupait la fonction de premier président de la Haute Cour militaire, tandis que Lucien-René Likulia était Auditeur général des FARDC.

Deux responsabilités au sommet de la justice militaire.

Deux parcours désormais interrompus par un même drame.

Leur disparition ne concerne donc pas seulement leurs familles et leurs proches.

Elle affecte également une institution essentielle de la République et l’ensemble des hommes et des femmes qui travaillent dans l’appareil judiciaire militaire.

Avec les autres membres de leur délégation, ils auront trouvé la mort alors qu’ils revenaient d’une mission officielle.

Ils étaient partis servir.
Ils ne sont pas revenus.

Kenge, le lieu où la mission s’est transformée en tragédie

Le drame s’est produit à Kenge, dans la province du Kwango.
L’appareil effectuait le trajet retour d’une mission de service réalisée à Kikwit, dans la province du Kwilu, lorsque l’accident est survenu.

Les circonstances précises du crash devront encore être établies.

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a instruit l’ouverture d’une enquête destinée à déterminer les faits, les circonstances et les causes de l’accident, conformément aux lois de la République.

Cette enquête devra permettre d’apporter des réponses aux nombreuses interrogations suscitées par le drame.

La République attendra les conclusions des enquêteurs.
La mémoire, elle, n’attendra pas.
La compagnie aérienne suspendue
Dans les premières mesures prises après l’accident, le gouvernement a également décidé de suspendre le certificat de transporteur aérien de Tracep Congo Aviation, la compagnie qui exploitait l’appareil accidenté.
Tous ses avions sont cloués au sol jusqu’à la fin de l’enquête.
Cette décision intervient dans le cadre des mesures consécutives au crash, alors que les autorités cherchent à établir les circonstances exactes de l’accident.

L’enquête devra notamment permettre de comprendre ce qui s’est produit avant que l’appareil ne s’écrase à Kenge.

Trois jours pour pleurer, une éternité pour se souvenir
Trois jours.
Trois jours de deuil national.
Trois jours durant lesquels la République donnera à ses citoyens le temps de mesurer l’ampleur de la perte.
Mais trois jours ne suffisent pas à une famille pour apprivoiser l’absence.
Ils ne suffisent pas davantage à une institution pour remplacer ceux qui la servaient.
Et ils ne suffisent certainement pas à une nation pour oublier.
Le deuil national est un moment institutionnel.
La mémoire, elle, est éternelle.

Derrière les uniformes, les grades et les fonctions, il y avait des hommes.
Des pères.
Des époux.
Des frères.
Des collègues.
Des citoyens.
Des fils de la République.
La douleur des familles, la douleur de la nation

Le gouvernement a appelé la population à faire preuve de retenue et de dignité.
Il a également recommandé de s’abstenir de diffuser des images ou de tenir des propos susceptibles de porter atteinte à la dignité et à l’honneur des disparus ou d’accroître la douleur de leurs proches
.
Dans ces heures où les réseaux sociaux peuvent amplifier les images d’une tragédie, l’appel des autorités prend une dimension particulière.

La mort réclame parfois le silence.
Le respect des disparus commence aussi par le respect de ceux qui restent.
Les familles devront désormais apprendre à vivre avec une absence que rien ne pourra véritablement combler.

Des serviteurs tombés en mission
L’histoire des nations est faite de ceux qui les ont bâties, défendues, administrées et servies.

Elle est aussi faite de ceux qui ont payé de leur vie l’accomplissement de leur devoir.

La disparition de Joseph Mutombo, de Lucien-René Likulia et des membres de leur délégation s’inscrit désormais dans cette mémoire douloureuse du service public.
Ils n’étaient pas en voyage privé.
Ils étaient en mission.

Cette circonstance donne au drame une résonance particulière : celle d’hommes dont la dernière mission aura été précisément celle accomplie au nom de la République.

Leurs fonctions appartenaient à l’État.
Leur disparition appartient désormais à l’histoire humaine de la nation.
Une République inconsolable
Dans les institutions, dans les familles et dans les rangs de la justice militaire, le temps est désormais suspendu.

Kinshasa attendra les cérémonies officielles.
Les familles attendront le dernier adieu.
Les enquêteurs chercheront les causes du drame.
Et le pays, lui, portera son deuil.
Le drapeau sera abaissé.
Les cérémonies viendront.
Les hommages seront rendus.

Puis les jours reprendront leur cours.
Mais pour ceux qui les ont connus, la vie ne reprendra jamais exactement comme avant.
Parce que certaines absences deviennent des monuments.

Le rouge a sali le rouge

Dans les heures sombres de l’histoire d’une nation, les symboles prennent parfois une force particulière.
Le drapeau congolais sera en berne.
Et son rouge semblera raconter une histoire de sacrifice.
Le rouge a sali le rouge.

Le rouge du fanion national au rouge du sang versé.

Le rouge de la République au rouge de ceux qui l’ont servie.
Le rouge de la douleur au rouge de la mémoire.

Le vendredi 25 septembre, à Kenge, plusieurs fils de la République ont disparu.

Parmi eux, deux hauts magistrats militaires dont les noms resteront désormais attachés à cette tragédie : Joseph Mutombo et Lucien-René Likulia.
La République les pleure.

Leurs familles les pleurent.
Leurs compagnons d’armes et leurs collègues les pleurent.
Et pendant trois jours, sous un drapeau abaissé, toute une nation observera le silence.

L’épopée silencieuse des vaillants soldats
Les grandes épopées nationales ne sont pas seulement écrites dans le fracas des batailles.

Elles s’écrivent aussi dans le silence des funérailles.
Dans les drapeaux en berne.

Dans les cercueils recouverts des couleurs nationales.
Dans les noms que la République prononce une dernière fois avant de les confier à la mémoire.

Le temps effacera peut-être les détails du drame.

Les institutions continueront leur marche.

Les fonctions seront un jour occupées par d’autres.
Mais une chose demeurera : le souvenir d’hommes qui avaient pris la route pour servir et dont le destin s’est arrêté à Kenge.
Trois jours pour pleurer.
Une vie pour se souvenir.
Une histoire pour ne jamais oublier.

Car le drapeau peut être mis en berne.
La République peut s’incliner.
Mais la mémoire de ceux qui sont tombés au service de la nation, elle, doit rester debout.

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