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Diplomatie

RDC : Le début effectif du retrait de la force de l’EAC à l’Est du pays salué par les Congolais 

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Le début du retrait de la force régionale des États d’Afrique de l’Est (EAC) sur le sol congolais est salué par plusieurs citoyens congolais. Le gouvernement congolais qui n’a pas voulu que le mandat de cette force Est Africaine soit renouvelé avait donné jusqu’au 08 décembre un ultimatum pour avoir quitté son territoire. Et déjà ce week-end certains contingents ont commencé à faire leurs valises et rentrer dans leurs pays respectifs, à l’occurrence de ceux du Kenya dont plus de 300 soldats ont regagné la capitale Nairobi en passant par l’aéroport international de Goma.

Ce retrait qui semble être trop attendu de la part des milliers de Congolaises et Congolais de toutes les tendances confondues, est pris pour salutaire, car disent-ils, qu’il avait déjà tardé à intervenir.

Pour Me Héritier Gashegu, coordonnateur du mouvement citoyen « La vision pour la victoire du peuple », le retrait des troupes kényanes dans certaines zones en territoire de Rutshuru et Nyiragongo est le résultat de la bravoure des Congolais à résister contre la présence de cette force que le gouvernement RD Congolais qualifie d’inactive. Cet habitant du territoire de Rutshuru explique que le départ de l’EAC sur le sol congolais est opportun car, selon lui, une force qui est parti totalement loin de sa mission régalienne, celle d’obtenir le désengagement des rebelles du M23, en se rangeant dernière sa philosophie.

Une thèse soutenue par Justin Bizimana, acteur de la société civile et défenseur des droits humains en territoire de Rutshuru, qui pense que le retrait de la force de l’EAC est plutôt le résultat d’une grande lutte du peuple congolais. « Comme vous le savez, les forces actives à la société civile nous avons toujours lutter à ce que cette force obscure puisse rentrer chez elle parce qu’il est prouvé qu’elle est venue concrétiser le plan de la balkanisation, un plan des voisins et des multinationales qui soutiennent les pays voisins, notamment l’Ouganda et le Rwanda ». Justin Bizimana explique que si cette force peut quitter, ce n’est pas pour une demande, mais à cause de sa mauvaise manifestation de l’exécution de sa mission au pays. « Il faut également savoir que nous avons tenté de résister et de dire que cette force ne devez même pas renouveler le mandat que ça soit au mois de juin que de septembre. On s’était toujours opposé à leur présence ici dans nos territoires », renchérit-il.

Contacté à ce sujet, Me Steve Bahogwerhe, analyste des questions d’actualité, parle que le début du départ de la force régionale de l’EAC sur le sol congolais est à la fois une réussite et une désolation pour le régime de Kinshasa.

Pour lui, les Congolais n’ont pas à faire des éloges au gouvernement congolais car, semble jouer à ce qu’il appelle une comédie. « C’est quand-même inconcevable qu’un voleur puisse entrer dans ta maison et faire recours à quelqu’un d’autre qui est en dehors de votre parcelle, pourtant c’est vous-même qui êtes sensé connaître les entrées et les sorties de votre maison. Notre gouvernement devrait dorénavant mettre tous les moyens possibles à l’endroit de nos FARDC pour voir comment mettre fin à cette désolation qui date de longtemps », déclare le juriste Steve Bahogwerhe.

Dans ses analyses, il exige une prudence maximale au gouvernement congolais avant de ratifier un traité ou accord international pour ne pas le regretter plus tard. « Si nous lisons l’article 4 de la charte de l’EAC, nous trouvons que cette organisation a été seulement clément avec nous. Parce que si une fois elle disait qu’elle n’allait pas quitter le sol congolais, je ne vois pas une force qui allait venir la contraindre de le faire car, ça constituerait une violation de la loi qui la régie en RDC », précise-t-il.

La force Est Africaine de l’EAC entame son retrait du territoire congolais, mais aucun calendrier n’a été donné officiellement pour établir le plan de son retrait. Nombreuses questions restent encore pendantes sur l’avenir de la crise à l’Est de la République Démocratique du Congo, caractérisée par l’activisme du groupe rebelle du M23. Les grandes puissances continuent à faire pression à Kinshasa d’amorcer un dialogue avec ce mouvement, mais que celui-ci ne jure à mettre en application si du moins la rébellion se confirmait aux décisions des chefs d’État de la région. Plusieurs sources disent que les troupes de la SADC pourraient venir en remplacement de l’EAC pour tenter aussi sa part, voir si une solution palliative à ce conflit peut être trouvée.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

Actualité

A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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