Politique
RDC: Le CSAC fustige la publication des prophéties portant sur la déstabilisation du pays
C’est par un communiqué rendu public ,ce mardi 9 Janvier, que le Conseil Supérieur de l’audiovisuel et de la Communication( CSAC) interpelle les responsables des confessions religieuses, les associations sans but lucratif( ASBL) ainsi que les organisations Non gouvernementales(ONG)à se préserver de relayer par les médias tout contenu mettant en avant des prophéties évoquant la déstabilisation du pays et au trouble à l’ordre public.
C’est après constat, du centre de Monitoring du CSAC, d’une montée croissante des prophéties sur la déstabilisation des institutions publiques ainsi que de plusieurs messages diffusés par le biais des médias durant la période électorale que le Conseil Supérieur de l’audiovisuel et de la communication appelle les médias et toutes les parties en cause à maintenir les efforts de consolidation de la cohésion nationale et la paix sociale en République Démocratique du Congo.
Les directeurs des programmes des médias diffusant en RDC sont ,quant à eux, rappelés à l’ordre et qu’en cas de non alignement le CSAC se réserve le droit de saisir la justice.
» *_Usant de ses missions légales, le CSAC fustige la pratique décriée qui se généralise sur les médias et rappelle toutes les parties ainsi que les Directeurs des programmes à l’ordre par le présent communiqué tout en se réservant le droit, le cas échéant, de sanctionner tout éventuel dérapage en respect à la loi »_* est-il indiqué dans ce communiqué du CSAC.

Tout en reconnaissant la laïcité de l’Etat Congolais et la liberté de culte pour tout citoyen. Le CSAC exhorte les parties prenantes à se tenir en réserve de toute communication allant à l’encontre du respect du présent avertissement.
Monica Bubanji /CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
