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RDC: le Corps diplomatique salue les initiatives de l’Union Sacrée
Comme le veut la tradition, le Président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a échangé les voeux avec les corps diplomatiques accrédités en République Démocratique du Congo, dans une brève cérémonie ce vendredi 22 janvier au Palais de la Nation.

Deux allocutions ont marqué cette manifestation: le message des voeux des ambassadeurs et la réplique du Chef de l’Etat.
Vice- doyen des diplomates accrédités en RDC, Clément YANDOMA, l’ambassadeur du Congo Brazzaville, a pris la parole au nom de la cinquantaine des diplomates.

Dans son allocution, l’ambassadeur Yandoma a d’abord rappelé le fait marquant de l’année 2020 à savoir la pandémie de COVID-19 qui a ralenti l’économie mondiale.
A ce sujet, il a salué et encouragé les efforts entrepris par le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour juguler cette pandémie .
» La RDC, sous votre leadership, a fait face avec courage et abnégation à la riposte. L’adoption des mesures drastiques en décrétant l’état d’urgence a permis à la RDC d’attenuer l’impact de la COVID-19 « , a déclaré le Doyen du corps diplomatique.

Au nom du corps diplomatique, l’ambassadeur Yandoma a salué les initiatives politiques prises en 2020 dans le cadre de la création de l’Union Sacrée.
Tout en encourageant le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour sa présidence de l’Union Africaine, les diplomates ont marqué leur disponibilité à l’accompagner.
De son côté, le Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a salué les efforts des partenaires de la RDC dans la lutte contre Ebola et la COVID-19.
» J’insiste sur la nécessité de garder la solidarité internationale « , leur a-t-il dit.

Tout en rappelant les efforts entrepris dans la consolidation de la paix et de l’état de droit, le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est dit conforté par la serie d’adhésions massives des forces vives au sein de l’Union Sacrée.
Évoquant sa présidence de l’Union Africaine dès fevrier prochain, le Chef de l’Etat a dit qu’elle sera l’occasion pour lui de faire évoluer les réformes internes et de faire progresser les relations entre l’Union Africaine et les autres organisations.
Le futur Président de l’UA souhaite aussi que soit finalisé l’accord entre l’Union Africaine et l’Union Européenne et que progresse le processus d’intégration régionale de la ZLECAF.
Enfin, le Président de la république a évoqué la commémoration du 60 ème anniversaire de la mort de Lumumba et le rapatriement de ses reliques.
La coïncidence avec la présidence Congolaise de l’Union Africaine devrait rappeler aux Congolais le sens du patriotisme.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
