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RDC: le Congrès du Palu/Mayobo prévu ce dimanche 22 août interdit !
Prévu pour ce dimanche 22 août 2021 à l’espace KAGE à la 16e rue Limete, le deuxième congrès du Parti Lumumbiste Unifié/aile Mayobo vient d’être interdit par le vice premier ministre en charge de l’Intérieur, Daniel Aselo Okito.
Dans un message phonique adressée au patron de la ville province de Kinshasa ce samedi 21 août dans la soirée, le VPM instruit ce dernier de prendre toutes les dispositions pour surseoir la tenue dudit congrès.
« Vous saluer et vous instruire de prendre toutes dispositions utiles le dimanche 22 août 2021 pour surseoir la tenue congrès du Parti Lumumbiste Unifié prévu à l’espace KAGE sise 16e rue Limete quartier industriel », peut-ont lire dans cette correspondance.
Me Daniel Aselo a, par ailleurs, ajouté que l’affaire étant en instructions au TGI Kinshasa Matete, rien ne peut se faire pour le moment. » En attendant le jugement du Tribunal de Grande Instance Kinshasa Matete Saisi sous RC 34 144 devant départager les parties » à t-il précisé.
Il sied de signaler qu’à quelques jours de la tenue de ces assises qu’organisent Godefroid Mayobo et compagnie, la fille biologique du patriarche Antoine Gizenga, Dorothée Gizenga, a annoncé la création de son propre Palu.
David Mayele/CONGOPROFOND.NET
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Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
