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RDC : le CLC exige la démission immédiate des juges constitutionnels
Dans une déclaration lue ce dimanche 14 juillet devant la presse, dans la salle de réunion de l’immeuble Reine de paix à Gombe, le Comité laïc de coordination (CLC) s’est déchaînée sur la cour constitutionnelle de la RDC.
Le CLC a exigé la démission immédiate des juges de la cour constitutionnelle afin de » permettre à cette haute institution de vivre sa renaissance avec une nouvelle équipe choisie parmi les juges compétents, dignes et intègres que compte la République ». Le CLC annonce qu’elle entend mobiliser ses partenaires dans une vaste campagne pour le renouvellement de cette cour.
Pour ce comité, la réforme de la cour constitutionnelle sera effective par l’institutionnalisation d’une juridiction spéciale qui va statuer sur les manquements des magistrats afin de les radier de ce corps d’élite qui constitue l’épine dorsale de la nation toute entière.
Outre la question de la cour constitutionnelle, celle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) était au menu de ce rendez-vous entre les laïcs catholiques et les journalistes.
Le CLC, en effet, trouve qu’en se soustrayant de l’obligation constitutionnelle de publier en détail les résultats électoraux, la CENI a fabriqué en toute conscience une situation de bicéphalisme politique. Cette situation, selon le CLC, condamne le pouvoir exécutif à la paralysie. C’est ainsi qu’il considère qu’aucune élection n’est envisageable de cet organe. Cette perspective passe, non seulement, par le renouvellement préalable de l’équipe dirigeante de la CENI, mais aussi par l’organisation d’un recensement général de la population et la réforme de la loi organique et électorale.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
