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RDC : le CAFCO dénonce et condamne le massacre des femmes dites « sorcières »
En République Démocratique du Congo , les femmes accusées de sorcellerie sont régulièrement victimes des tueries, voire brulées vives par la communauté. Cette situation est devenue alarmante car elle affecte toutes les provinces du pays.
Les rares victimes qui échappent au lynchage sont chassées même de leurs habitations sans aucune autre forme de procès.
Dans un communiqué de presse publié ce lundi à Kinshasa, le Cadre de concertation de la femme congolaise (CAFCO) a dénoncé, dans son dernier rapport, ces mauvais traitements infligés aux femmes.
Ce document de plus de 12 pages est adressé au ministre du Genre, Famille et Enfant avec des copies aux différentes organisations de la société civile.
D’après ce rapport, plus de 37 cas ont été enregistrés ces trois derniers mois avec un taux très élevé surtout dans les provinces du Sud-Kivu, de Kinshasa, de l’Ituri et dans le Kongo central.
Des efforts doivent être faits pour mettre fin à cette pratique et si possible arrêter les auteurs de ces crimes.
Ceci étant, Le CAFCO ne ménage aucun effort quant à la sensibilisation des populations à travers des émissions radio et des ateliers afin de dénoncer ce phénomène.
« Nous avons organisé à la fin du mois d’octobre, trois rencontres sur le danger de cette pratique. Les victimes, les représentants de la communauté, les medias, les autorités coutumières, religieuses, politiques et judiciaires y ont pris part », rassure Mimy Mopunga, chargée de projets au sein du CAFCO, en ajoutant que la sensibilisation va se poursuivre à travers les médias.
Dans ce rapport présenté aux médias, le CAFCO exige fermement aux autorités nationales de punir sévèrement les coupables de cette pratique.
« Le gouvernement doit impérativement assurer la sécurité de toute personne sans distinction aucune et particulièrement les femmes. Le CAFCO prend désormais le ferme engagement de traduire en justice tous les auteurs de ces violations et d’accompagner les victimes. Il est temps que la population arrête de se rendre justice. Cela va largement contribuer au rétablissement de la cohésion sociale et au développement de la communauté », conclut Mimy Mopunga.
Elda Along /congoprofond.net