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RDC : le BCNUDH condamne fermement les propos « incendiaires et violents » attribués à un responsable de l’UDPS
Le Bureau conjoint des nations unies pour les droits de l’homme (BCDNUH) condamne les propos incendiaires incendiaires attribués à un responsable de l’UDPS, qui sont de nature à inciter à la violence.
C’est ce que l’on peut lire dans le compte tweeter du BCNUHD ce mercredi 11 novembre en réaction aux propos tenus lors de la matinée politique organisée dans leur siège ce mercredi 11 novembre, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya s’en est pris violemment aux cadres du FCC notamment le Ministre des Finances Sele Yalaghuli qu’il accuse de bloquer les actions du président de la République.
« … vous voulez retourner au pouvoir mais il faut présenter un bilan. Vous avez commis plusieurs assassinats et crimes économiques. Vos noms sont cités dans les rapports des pillages de ce pays. Aujourd’hui, vous vous organisez avec le ministre des Finances pour bloquer les paiements pour dresser l’Armée, la Police et les fonctionnaires contre le Chef de l’État… Je vous dit comme ils veulent ça, Nous sommes prêt pour les affronter, et certains d’entre eux vont prendre le chemin d’exil », a-t-il dit aux militants de l’UDPS.
Avant de poursuivre : « Nous n’allons pas nous laisser faire, je vous assure. Je ne parle pas pour faire plaisir à certains. Comme ils ont choisi cette voie, sans se rendre compte que sans l’UDPS ils auraient subi le sort des Mobutistes le 17 mai 1997, nous sommes prêts puisque nous sommes habitués à ça. Nombreux prendront le chemin de l’exil » a-t-il promis.
Le BCNUDH met en garde contre de tels propos et appelle les acteurs politiques de tous bords de s’abstenir de tenir des discours pouvant porter atteinte à la paix et la cohésion sociale.
Les menaces contre les personnes et leurs biens sont contraires à la loi et aux exigences d’une société démocratique.
Le Bureau onusien des droits de l’homme invite les autorités à prendre des mesures pour prévenir et sanctionner leurs auteurs.
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
