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RDC : Lauréat de la 8è promotion du CHESD, Tobie Kayumbi affiche ses ambitions

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Cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et directeur de cabinet adjoint du ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction(ITPR), Tobie Kayumbi figure parmi les lauréats de la huitième session ordinaire et sixième session spéciale du Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD) mais aussi de la sixième promotion de l’École supérieure d’administration militaire (ESAM). Ses collègues de promotion et lui ont été gratifiés de leurs brevets le 6 août dernier en présence du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

Au total, 245 auditeurs ont été honorés au cours d’une cérémonie solennelle marquée par la présence de plusieurs personnalités du pays et d’ailleurs, notamment le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera. Ce dernier a été désigné comme parrain de la huitième session ordinaire du Collège des Hautes études de stratégie et de défense.

Occasion pour Tobie Kayumbi de souligner que c’est un cursus qui se termine en apothéose.  » Il n’est jamais aberrant de passer de formation en formation car toute connaissance est une réponse à une question. Honneur d’avoir reçu ce jour, mon Diplôme des Hautes Études de Stratégie et de Défense, diplôme obtenu avec brio au CHESD. Je m’en vais remercier toutes les autorités collégiales, mes compagnons de lutte ainsi que tout celui qui m’a soutenu d’une manière ou d’une autre pendant cette formation qui s’achève aujourd’hui », a-t-il martelé.

Puis d’ajouter : « C’est pour nous une grande joie aujourd’hui de savoir qu’après six mois de formation intense au Collège des hautes études de stratégie et de défense, de décrocher ce diplôme et voir le chef de l’Etat nous honorés par sa présence. J’ai des ambitions d’aller plus loin, je suis candidat au second doctorat ».

Rappelons que la 8ème session ordinaire du CHESD a connu la participation de 245 personnes venues du Congo-Brazzaville, Centrafrique, Bénin, Cameroun et du Burundi.

Créé en 2016, le CHESD est un haut lieu de réflexion, avec pour mission de transmettre les connaissances sur les questions nationales et internationales de défense, sécurité et de stratégie, de former et sensibiliser sur les questions de paix, de sécurité et de stabilité.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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