À la Une
RDC : l’Asbl « Telema Mwana Mapinga » victime d’une campagne diffamatoire
Pour avoir annoncé une marche pacifique le 14 janvier prochain afin de déposer, aux mains propres du président de la République, un mémo contre les inégalités sociales, l’Association Sans But Lucratif « TELEMA MUANA YA MAPINGA »(TMM), qui réunit en son sein les enfants des militaires et des policiers, fait l’objet d’un lynchage médiatique. En clair, indiquent ses animateurs, il s’agit d’une campagne de diffamation et de manipulation d’une part ; et des menaces de mort, de viol, de kidnapping d’autre part.
A les en croire, les auteurs de ces menaces sont des personnes constituées en synergie, voulant empêcher l’organisation de ladite marche.
Dans un communiqué de presse de ce mardi 07 janvier 2020, la présidente de TMM, Christella Kyakuba, souligne même que « ces gens sont ceux-là qui ne veulent pas de l’épanouissement des enfants et épouses des militaires ».
Cependant, elle et les siens tiennent mordicus l’organisation de cette marche. « Ces individus, nous les considérons comme ennemis à l’amélioration des conditions de vie des dépendants des militaires et policiers. Nous persistons et signons avec la dernière énergie que la marche pacifique projetée pour le mardi 14 janvier 2020 est bel et bien maintenue pour DIRE NON AUX INÉGALITÉS SOCIALES », a-t-elle martelé, avant de faire appel aux structures et individus pour des éventuels soutiens.
« Nous faisons appel à toutes les structures et individus qui soutiennent notre lutte de venir nous accompagner, car aucune main noire de qui que ce soit, d’où qu’elle vienne ne saura nous arrêter dans notre louable démarche. »
Signalons par ailleurs que cette organisation a déjà à sa possession l’autorisation des autorités de la ville province de Kinshasa. Ainsi, son rendez-vous du mardi 14 janvier 2020 est confirmé à 10 heures sur la place MAGASIN dans la commune de Kintambo. Destination finale : la cité de l’OUA où un mémorandum sera déposé aux mains propres du président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
