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RDC: l’armée dément la présence des militaires rwandais au Nord-Kivu
Réagissant sur plusieurs informations faisant état de la présence des troupes rwandaises au Nord-Kivu, le porte-parole de la 34ème région militaire a rejeté cette version sur Icikivu.cd.
Major Guillaume Ndjike réfute les allegations de la présence de l’armée rwandaise au Nord-Kivu et encore moins dans le territoire de Nyiragongo.
« Après avoir été alerté par la société civile et l’Institut Congolais de la Conservation de la Nature, le commandant du secteur opérationnel Sokola2 Nord-Kivu a dépêché une équipe mixte Fardc-ICCN qui a vérifié et a rendu le rapport comme quoi il n’y a aucune présence de l’armée rwandaise sur le sol congolais, » a-t-il indiqué sur Icikivu.cd.
Et de poursuivre:
« Nous ne pouvons pas confirmer cela d’autant plus que les données à notre possession ne font pas état de la présence d’une armée étrangère sur le sol congolais. Voilà pourquoi nous voulons apaiser non seulement la population mais aussi la société civile… Faites confiance en votre armée », a dit le Major Guillaume Ndjike.
Le président de la société civile.du Nord-Kivu, quant à lui, demande à l’armée de rentrer occuper ses positions abandonnées à la frontière congolo-rwandaise car il s’observe une grande insuffisance des forces armées de la RDC à ce niveau. Il faut dire que la société civile de Munigi parle de 6 militaires seulement à la frontière à Murambi au niveau de la borne 12.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
