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RDC : l’APLC se dote d’un programme pour renforcer l’intégrité et réduire de façon significative la corruption à l’horizon 2030
En marge de la célébration de la journée mondiale de la lutte contre la corruption célébrée le 09 décembre de chaque année, l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC) a présenté son Plan de stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption (2020-2030) à l’hôtel Kin Plazza, à Kinshasa.
En effet, la présentation de cet important document dans ses différentes articulations par le Coordonnateur de l’APLC, Me Ghislain KIKANGALA NGOIE, a constitué l’objet principal de cette rencontre à laquelle ont pris part quelques représentants des institutions nationales.
Cette activité visait essentiellement à attirer l’attention des interlocuteurs et de l’opinion publique sur la volonté de l’APLC, en tant qu’autorité nationale de référence en matière de lutte contre la corruption en RDC, d’agir de façon cohérente et stratégique en vue d’obtenir des résultats probants sur le plan opérationnel.

Après avoir remercié le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi pour la confiance lui faite, Me Ghislain KIKANGALA NGOIE a, en liminaire, rappelé le contexte ayant prévalu à la création de l’APLC assorti d’un diagnostic sévère sur l’état de la corruption en République Démocratique du Congo, avant d’esquisser les grands axes du Plan stratégique national en matière de prévention et de lutte contre la corruption.
En termes d’objectif global, a-t-il fait savoir, il s’agit de renforcer l’intégrité et réduire de façon significative la corruption à l’horizon 2030 en vue d’assainir le climat des affaires, de réconcilier la population avec les institutions et de contribuer à la réduction de la pauvreté.
S’agissant des objectifs spécifiques, a-t-il indiqué, il est question, entre autres, d’établir une gouvernance reconnue pour son intégrité et son intransigeance par rapport à tout écart d’ordre éthique, mais aussi, de promouvoir un cadre de prévention visant à résorber les activités de corruption.
S’exprimant devant les chevaliers de la plume et du micro à l’issue de la cérémonie, le coordonnateur de l’APLC a indiqué que le Plan stratégique national de prévention et de lutte contre la corruption qui se projette sur les dix prochaines années, reste ouvert aux apports des uns et des autres. Et pour lui garantir plein succès dans son opérationnalité, il compte sur l’appui de la population, de toutes les institutions, de la Société civile et du personnel politique, vu qu’il s’agit d’un objectif commun. « L’APLC travaille en silence, bien que ne communiquant pas systématiquement sur les noms des personnes, encore moins sur ses investigations », a-t-il répondu à la question de savoir quelles sont ses réalisations depuis sa mise en place.
Rappelons-le, créée par l’ordonnance présidentielle n°20/013 bis du 17 mars 2020, l’APLC est une agence spécialisée au sein du Cabinet du Chef de l‘Etat. Elle coordonne tous les services et organismes publics en charge de la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux, la criminalité organisée et les infractions y assimilées.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
