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Politique

RDC : Lancement du contrôle des constructions et occupations illégales à partir du 1er février 2025

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Le ministère de l’Urbanisme et de l’habitat de la République démocratique du Congo a annoncé, dans un communiqué datant du 13 janvier dernier, qu’une mission de contrôle des chantiers de construction et de l’occupation du sol débutera le 1er février 2025, sur l’ensemble du territoire national.

Cette initiative vise à lutter contre les constructions et occupations anarchiques, qui perturbent l’aménagement du territoire et ne respectent pas les normes urbanistiques en vigueur.

Ce communiqué fait suite à l’avis officiel n°009/CAB/MIN-UH/JKM/2024 du 25 septembre 2024, qui avait déjà rappelé les principales obligations des citoyens en matière de construction. À partir de février, une série de contrôles rigoureux sera menée dans toutes les provinces pour s’assurer que les règles en vigueur sont respectées.

« Ce contrôle portera notamment sur : l’existence du permis de construire pour tous les chantiers en cours, l’affichage visible d’une pancarte reprenant les informations contenues dans le permis de construire conformément aux textes en vigueur, ainsi que la régularité des avis urbanistiques concernant l’occupation des espaces et emprises publiques », précise le communiqué.

Le ministère de l’Urbanisme et habitat a insisté sur le fait que les sanctions prévues par la loi seront appliquées de manière stricte en cas de non-conformité. Les citoyens et entrepreneurs sont donc invités à régulariser leur situation avant le début de la mission de contrôle.

Ainsi, tous les acteurs du secteur de la construction ont été invités à se conformer aux exigences légales pour éviter des conséquences juridiques et financières.

Ce contrôle devrait jouer un rôle essentiel dans la modernisation du secteur urbain et dans le développement durable de la République démocratique du Congo.

Willy Theway Kambulu

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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