Politique
RDC : Lancement du contrôle des constructions et occupations illégales à partir du 1er février 2025
Le ministère de l’Urbanisme et de l’habitat de la République démocratique du Congo a annoncé, dans un communiqué datant du 13 janvier dernier, qu’une mission de contrôle des chantiers de construction et de l’occupation du sol débutera le 1er février 2025, sur l’ensemble du territoire national.
Cette initiative vise à lutter contre les constructions et occupations anarchiques, qui perturbent l’aménagement du territoire et ne respectent pas les normes urbanistiques en vigueur.
Ce communiqué fait suite à l’avis officiel n°009/CAB/MIN-UH/JKM/2024 du 25 septembre 2024, qui avait déjà rappelé les principales obligations des citoyens en matière de construction. À partir de février, une série de contrôles rigoureux sera menée dans toutes les provinces pour s’assurer que les règles en vigueur sont respectées.
« Ce contrôle portera notamment sur : l’existence du permis de construire pour tous les chantiers en cours, l’affichage visible d’une pancarte reprenant les informations contenues dans le permis de construire conformément aux textes en vigueur, ainsi que la régularité des avis urbanistiques concernant l’occupation des espaces et emprises publiques », précise le communiqué.
Le ministère de l’Urbanisme et habitat a insisté sur le fait que les sanctions prévues par la loi seront appliquées de manière stricte en cas de non-conformité. Les citoyens et entrepreneurs sont donc invités à régulariser leur situation avant le début de la mission de contrôle.
Ainsi, tous les acteurs du secteur de la construction ont été invités à se conformer aux exigences légales pour éviter des conséquences juridiques et financières.
Ce contrôle devrait jouer un rôle essentiel dans la modernisation du secteur urbain et dans le développement durable de la République démocratique du Congo.
Willy Theway Kambulu
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
