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RDC : Lancement de l’atelier de vulgarisation de la Circulaire contenant les instructions relatives à l’élaboration de la Loi de Finances 2023

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Lancé ce vendredi 22 juillet 2022 par le Vice-Ministre du Budget et représentant personnel du Ministre d’Etat, Ministre du Budget, l’atelier de vulgarisation de la Circulaire contenant les instructions relatives à l’élaboration de la Loi de Finances 2023, permettra de surmonter notamment, les obstacles susceptibles de plomber les politiques publiques à implémenter par le Gouvernement au cours de l’année prochaine.

Elysé MAPOSO BOKUMUANA a déclaré que la présence des participants au salon rouge et bleu de l’immeuble du Gouvernement témoigne, sans nul doute, de l’intérêt qu’ils ne cessent d’accorder au processus d’élaboration du processus d’élaboration du projet de Loi de Finances de l’exercice 2023, qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la mise en oeuvre du Programme d’Actions du Gouvernement, et de la vision du Chef de l’Etat qui veut Faire de la RD Congo un État fort, prospère et solide.

« La traduction budgétaire de ce programme repose sur 15 milliers, 62 axes et 342 actions regroupés à 4 secteurs, à savoir: Politique, Défense vêt Sécurité ; Économique et Financière ; Reconstruction ; Social et Culturel », a fait savoir le Vice-Ministre.

Aussi, a-t-il ajouté que le contexte dans lequel s’élabore le budget de l’exercice 2023 reste marquer, sur le plan international par la guerre russo-ukrainienne, entraînant un ralentissement de l’activité économique mondiale, et sur le plan national notamment par l’organisation des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces, la propagation de l’état de siège dans la partie Est de la RDC. Ledit contexte, précise Elysé BOKUMUANA, reste marqué par la poursuite de la maîtrise de la pandémie de Covid-19 dans sa quatrième vague, l’adhésion du pays à la Communauté des États de l’Afrique de l’Est (EAC) et la seconde revue du programme que le Gouvernement a conclu avec le FMI au titre de la Facilité Elargie des Crédits.

Prenant la parole au nom de l’Administration du Budget, le Secrétaire Général, Pierre MBUYI LUBWIKA, a déroulé son mot de bienvenue tout en appelant les participants à privilégier le professionnalisme tout au long de cet atelier de vulgarisation.
« La circulaire budgétaire qui fera l’objet de la vulgarisation au cours de ces assises est le point de départ du cycle de préparation annuelle du budget de l’Etat suivant l’esprit de la Loi N°11/011 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques », a souligné le SG au Budget.

Ayant une importance capitale, cette Circulaire mérite d’être vulgarisée à tous les niveaux, particulièrement auprès de différents intervenants au processus budgétaire. « Ce document, destiné à toutes les institutions, à tous les ministères et services publics doit faire l’objet d’une vulgarisation afin de le rendre accessible à tous et plus particulièrement aux membres de l’Unité budgétaire sectorielle constituée principalement du Secrétaire Général, du Conseiller financier, du Directeur des études et planifications, du Directeur administratif et financier, du Contrôleur budgétaire et du Sous-gestionnaire des crédits », a fait savoir le Numéro un de l’Administration du Budget.

Ci-dessous l’intégralité de la communication du Secrétaire général au Budget

Excellence Monsieur le ministre du Budget;

Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement de la République ;

Mesdames et Messieurs les Secrétaires Généraux de l’Administration Publique;

Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux;

Mesdames et Messieurs les Membres de l’Unité Budgétaire Sectorielle;

Distingués invités à vos titres et qualités respectifs;

Mesdames et Messieurs

Au nom de Son Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre du Budget et au mien propre, je vous souhaite la bienvenue dans cette salle de conférence de l’Immeuble du Gouvernement à l’occasion de l’ouverture de l’atelier de vulgarisation de la Circulaire contenant les instructions relatives à l’élaboration de la Loi de Finances 2023.

Je profite de l’opportunité m’offerte pour vous remercier d’avoir accepté de rehausser de votre présence la cérémonie de ce jour.

Votre présence en ce lieu témoigne de l’intérêt que vous accordez à faction du Gouvernement, en particulier au processus budgétaire et aux réformes entreprises en matière de gestion des finances publiques.

Excellences;

Distingués invités;

Mesdames et Messieurs

D’entrée de jeu, pourquoi une circulaire budgétaire, pourquoi la vulgariser ? quels sont les avantages de disposer de cet instrument?

La Circulaire budgétaire qui fera l’objet de la vulgarisation au cours de ces assises est le point de départ du cycle de préparation annuelle du Budget de l’Etat suivant l’esprit de la Loi n° 11/011 du 13 juillet 2011 relative aux Finances Publiques.

Elle est élaborée au niveau du Ministère du Budget, qui a reçu du Gouvernement la mission de fixer le cadre qui sous-tend la préparation du Budget de l’Etat. Elle renferme les instructions pertinentes, permanentes ou conjoncturelles qui servent de guide pour l’élaboration du Budget du Pouvoir Central, des Provinces et des Entités Territoriales Décentralisées.

La communication budgétaire de ce jour poursuit un triple objectif, à savoir:

1. Rassurer les sectoriels, que quelles que soient les difficultés rencontrées actuellement dans le processus budgétaire, nous devrions veiller à une bonne prévision budgétaire pour nous permettre d’améliorer l’exécution de la Loi de Finances, d’éviter les improvisations et d’utiliser de manière optimale les ressources que le Gouvernement pourra allouer en 2023 à chaque Structure;

2. En appliquant les mêmes règles et les mêmes principes, en respectant les délais du calendrier budgétaire et en veillant sur la synchronisation de toutes les actions prévues dans cette Circulaire de l’exercice 2023, nous pourrions améliorer sensiblement la qualité des prévisions budgétaires pour les rendre réalistes et crédibles;

3. Rappeler le devoir qui incombe à tout un chacun de vulgariser la Circulaire de l’exercice 2023, car, in fine, la partie qui se joue est un TOUT et ce n’est pas l’apanage du seul Ministère du Budget, mais de nous tous.

– Ne dit-on pas Que deux hommes ne peuvent marcher ensemble s’ils ne s’accordent pas ?

 

Messieurs, Mesdames les Membres de l’Unité Budgétaire

Au cours de ces assises, je vous invite à engager un dialogue franc et constructif avec les Responsables de la Direction Générale des Politiques et Programmation Budgétaire et ceux de la Direction Générale de Développement et Suivi des Performances pour mieux comprendre les innovations contenues dans la Circulaire contenant les instructions relatives à l’élaboration de la Loi de Finances pour l’exercice 2023.

Excellences;

Distingués invités;

Mesdames et Messieurs

Le présent atelier de vulgarisation permettra à tous les acteurs au processus budgétaire d’avoir la même compréhension et la même interprétation des directives contenues dans la Circulaire budgétaire.

Je demande à tous les participants à cet atelier de faire montre de ponctualité et d’assiduité aux travaux et de travailler avec abnégation pour une meilleure appropriation de toutes les innovations contenues dans la Circulaire 2023;

Ce document, destiné à toutes les Institutions, à tous les Ministères et Services Publics, doit faire l’objet d’une vulgarisation afin de le rendre accessible à tous, plus particulièrement aux membres de l’Unité Budgétaire Sectorielle constituée principalement du Secrétaire Général, du Conseiller Financier, du Directeur des Etudes et Planification, du Directeur Administratif et Financier, du Contrôleur Budgétaire et du Sous-Gestionnaire des Crédits.

En second lieu et de manière pratique, à qui sont adressées ces directives et pourquoi ?

Les directives contenues dans la Circulaire relative à l’élaboration du Budget intéressent en premier lieu les personnes chargées d’élaborer les prévisions budgétaires sectorielles; en second lieu les personnes chargées de refléter les politiques publiques dans le Budget et enfin, les responsables qui agissent tant au niveau des étapes de l’exécution de la dépense, qu’à celui de projection et de mobilisation des ressources publiques.

Excellences;

Distingués invités;

Mesdames et Messieurs

Pour clore mon propos, je voudrais inviter très respectueusement Son Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre du Budget à nous donner les orientations et les directives en vue du bon déroulement des travaux.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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